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Un superordinateur reconnaît des composés chimiques qui pourraient freiner le coronavirus

Plusieurs rangées de machines qui constituent le superordinateur.

Le superordinateur Summit d'IBM est le plus rapide au monde.

Photo : Oak Ridge National Laboratory/Département américain de l'Énergie

Radio-Canada

Le nouveau coronavirus représente un défi sans précédent pour les scientifiques. La vitesse à laquelle il se répand les force à accélérer leurs recherches, mais ces spécialistes ont récemment eu un coup de pouce de Summit, un superordinateur conçu par IBM, selon ce que rapporte CNN.

Summit est doté d’une puissance de calcul de 200 pétaflops, ce qui veut dire, plus simplement, qu’il est un million de fois plus rapide que le plus rapide des ordinateurs portables. Il a été commandé par le département de l’Énergie des États-Unis en 2014 pour régler les problèmes d’envergure mondiale, comme la pandémie de COVID-19. 

Plusieurs rangées de machines qui constituent le superordinateur. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le superordinateur Summit a effectué des milliers de simulations pour trouver un composé chimique qui pourrait freiner la progression du coronavirus.

Photo : Oak Ridge National Laboratory/Département américain de l'Énergie

Des milliers de simulations 

Les virus en général infectent les cellules hôtes en leur injectant une décharge de matériel génétique. La tâche de Summit est de trouver des composés médicamenteux qui pourraient s’attacher à la protéine responsable de cette décharge et éventuellement arrêter la propagation de la COVID-19. 

Micholas Smith, un chercheur au Oak Ridge National Laboratory, au Tennessee, a créé un modèle d’évolution du coronavirus à partir d’une étude publiée en janvier. À l’aide de Summit, il a simulé la façon dont les atomes et les particules de la protéine réagissent à différents composés. 

Le superordinateur a effectué des simulations avec plus de 8000 composés qui pourraient s’attacher à cette protéine et ainsi limiter son habileté à se propager aux cellules hôtes. Summit en a identifié 77 et les a classés en fonction de leur susceptibilité à s’attacher à la protéine. 

Une premier pas vers un traitement efficace 

Malgré toute sa puissance, le superordinateur Summit est limité dans ce qu’il peut apporter à un traitement éventuel. Ce qu’il vient d’accomplir n’est que la première étape d’un long processus : identifier les composés prometteurs. Des études expérimentales seront nécessaires par la suite afin de déterminer lesquels de ces composés fonctionnent le mieux. 

Nos résultats ne signifient pas que nous avons trouvé un traitement pour le coronavirus, a affirmé Jeremy Smith, directeur du Oak Ridge National Laboratory Center, dans une déclaration.  (Nouvelle fenêtre)

Il en demeure que ces découvertes pourraient être très utiles pour de futures études.

Avec les informations de CNN

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