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COVID-19 : Hockey Québec appelle « au gros bon sens »

Vue de hauteur de la glace de l'aréna du centre récréatif Évangéline.

Quelque 92 000 hockeyeurs de la fédération québécoise ont vu leur saison prendre fin abruptement.

Photo : Julien Lecacheur

Jean-Patrick Balleux

Des entraîneurs profitent de la crise du coronavirus et du congé scolaire forcé pour organiser des cliniques de hockey et des matchs. Hockey Québec leur ordonne de cesser les activités pour respecter la période d’isolement décrétée par le gouvernement Legault.

Ça va vraiment à l’encontre de la logique des choses et ça expose inutilement au virus des jeunes et leur famille. On doit être soucieux de ça. Nous demandons aux gens d’aller dans le même sens et de faire partie de l’équipe, a expliqué Paul Ménard, directeur de Hockey Québec, lorsque joint par Radio-Canada Sports.

La fédération québécoise, qui compte 92 000 joueurs qui ont vu leur saison être brusquement arrêtée la semaine dernière, recevait des courriels de ses membres dans lesquels il était question d’invitations à des activités sur glace au cours des prochains jours.

On parle ici d’entraînements, de cliniques, de matchs ou autres.

Pour nous, ce n’est vraiment pas le temps de penser à ça. Le hockey va revenir en force, je peux vous l’assurer. Mais maintenant, prenons une pause et prenons soin de la population. Assurons-nous de rester en santé, lance M. Ménard.

Hockey Québec pourrait difficilement sévir à l’endroit des organisateurs illégaux qui ne comptent pas parmi ses membres. Des joueurs, d’ailleurs, qui ne bénéficient plus d’aucune assurance sur glace depuis le 13 mars après la suspension officielle par Hockey Canada de toutes les activités sur glace au pays.

On n’en est pas aux sanctions, on est plutôt au gros bon sens. Les gens qui organisent des activités comme celles-là ne comptent pas parmi nos membres. On n’a pas de bras de levier, contrairement à nos membres qu’on peut interpeller en leur disant que ça ne se fait pas.

Paul Ménard, directeur de Hockey Québec

Des arénas encore ouverts ?

M. Ménard ne comprend pas non plus pourquoi des arénas privés, tels que des patinoires appartenant à des collèges ou des entreprises, continuent de permettre à des joueurs de tenir des matchs.

Il rappelle que le message du premier ministre François Legault était clair : fermeture de tous les arénas, piscines, gymnases et autres lieux de rassemblements accueillants pour le coronavirus.

C’est difficile pour nous de concevoir que des arénas soient encore ouverts. Le hockey est en pause, mais il va revenir. Ce qui se passe est au-delà du hockey et doit être au-delà de gens qui veulent profiter de la situation pour faire un peu d’argent.

Là, on est dans des mesures qui vont faire en sorte qu’on va contrer ce virus. Mon message est un appel au bon gros sens, conclut le directeur général.

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