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Des conférences de presse accessibles aux personnes sourdes en Colombie-Britannique

Un interprète et Bonnie Henry.

La Dre Bonnie Henry, la médecin hygiéniste en chef de la C.-B., lors d'une conférence de presse, accompagnée d'un interprète en langue des signes américaine (ASL).

Photo : Radio-Canada

Anaïs Elboujdaïni

Depuis une semaine, lors des conférences de presse quotidiennes sur la COVID-19, les politiciens de la Colombie-Britannique sont accompagnés d'interprètes en langue des signes américaine (ASL). Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, ainsi que ses ministres le sont également.

Un interprète est aussi présent lors des points de presse de la mairie de Vancouver.

Le ministère de la Santé affirme que plusieurs demandes de la communauté ont poussé le gouvernement à agir et embaucher des interprètes.

Déjà en 2018, l'Association Canadian Hearing Society avançait dans un rapport que les Canadiens sourds ou malentendants sont plus à risque lors d'urgences nationales.

Il était temps, croit Audrey Rodrigue, de la Fondation des sourds du Québec, qui s'exprime elle-même par le biais d'une interprète.

Ce qui est vraiment important dans la communauté sourde, c’est qu’on soit égal et qu’on soit mis à jour pas en retard, mais en même temps que tout le monde. Quand les journalistes ont des nouvelles, qu’on puisse le savoir en même temps, avance-t-elle.

Au Canada, on dénombre environ 340 000 personnes sourdes et plus de 3 millions de malentendants.

Le maire et une interprète en langue des signes.

Le point de presse du maire de Vancouver, Kennedy Stewart, le 20 mars 2020, sur la COVID-19, accompagné d'une interprète en langue des signes américaine (ASL).

Photo : Radio-Canada

À Vancouver, Anika Verveken, elle, s'occupe d'une personne sourde qui a également des défis d’apprentissage. La présence d'interprètes rassure les personnes malentendantes et assure une meilleure communication pour ces personnes.

Son père et moi, nous avons passé beaucoup de temps à lui expliquer la situation, avance-t-elle. Pour une personne qui est sourde, c’est encore plus difficile d’expliquer ce qui se passe.

Je suis très heureuse de voir que les gens comprennent qu’il est important d’avoir ces informations disponibles en langue des signes.

Anika Verveken, proche aidante

Pour le moment, il s'agit d'une mesure d'exception devant l'urgence de la situation pour la province.

Un porte-parole du ministère de la Santé de la Colombie-Britannique explique que le gouvernement gère les choses une journée à la fois.

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Colombie-Britannique et Yukon

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