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L'ancien hôpital Royal Victoria converti en unité d'isolement pour les sans-abri

L'ancien hôpital Royal Victoria.

Depuis janvier 2019, l'unité de débordement de l'ancien hôpital Royal Victoria accueille les sans-abri de la métropole qui n'ont pu trouver de refuge.

Photo : Radio-Canada / Anne-Louise Despatie

Ismaël Houdassine

La mairesse Valérie Plante a dévoilé vendredi un plan d'urgence destiné aux sans-abri de la métropole et aux populations vulnérables. L'ancien hôpital Royal Victoria sera notamment transformé en centre d'isolement pour les itinérants afin de contrer la propagation de la COVID-19.

Accompagnée de Julie Grenier du CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal, et de la Dre Mylène Drouin, de la Direction régionale de santé publique de Montréal, la mairesse Plante a affirmé que la Ville avait déjà repéré plusieurs lieux qui pourraient servir de nouveaux refuges aux populations en situation d’itinérance.

On veut s’assurer que, si l'on devait diminuer le nombre de personnes qui sont [dans les refuges], alors on aurait des lieux pour pouvoir les héberger, a soutenu la mairesse.

À partir de la semaine prochaine, l’unité de débordement située dans l'ancien hôpital Royal Victoria sera donc transformée en centre d'isolement destiné aux itinérants qui pourraient être touchés par la COVID-19. Cette unité a ouvert ses portes en janvier 2019 pour accueillir les sans-abri que les autres gîtes d’urgence montréalais refusaient par manque de places.

Nous sommes toujours dans une situation où les mesures hivernales ont cours au Québec, a expliqué Julie Grenier. L’hiver n’est pas encore terminé, on ne peut pas se permettre de laisser plus de personnes dehors dans la situation actuelle.

Environ une centaine de sans-abri fréquentent actuellement l’unité de débordement. Ils seront déplacés dans un nouveau refuge, a précisé Mme Grenier, qui demande aux organismes qui offrent du soutien aux sans-abri de poursuivre leur mission.

À ce titre, la mairesse a indiqué que le travail des employés auprès des populations itinérantes a été reconnu comme un service essentiel par Québec. Ils pourront donc profiter des services de garde d’urgence mise en place par le gouvernement.

Du matériel sanitaire, tels des produits nettoyants, désinfectants et des lingettes, sera également mis à la disposition des organismes qui viennent en aide aux itinérants, a dit la mairesse. Des équipes de services sanitaires et sociaux iront dans les rues pour aider les sans-abri et voir quels sont leurs besoins.

De plus, des « îlots temporaires » composés de toilettes et de lave-mains seront déployés dans différents endroits du centre-ville, a ajouté Mme Plante. Ils permettront aux personnes en situation d’itinérance d'avoir accès à des installations pour leur hygiène de base. On ne sait pas encore où seront déployées ces toilettes mobiles, mais une liste précise sera communiquée sous peu, a promis la mairesse.

Appel aux groupes religieux

En date de vendredi après-midi, il y avait 31 cas de COVID-19 à Montréal, mais le nombre devrait augmenter, a déclaré la Dre Mylène Drouin.

Nous avons encore deux patients aux soins intensifs, a-t-elle dit. Encore aujourd’hui, la majorité de nos patients reviennent de voyage. On a plusieurs grappes familiales, quelques écoles de concernées, des résidences d’étudiants et un cas en CHSLD.

Près d'une centaine de personnes ayant participé à un mariage sont en isolement après la confirmation d’un cas d’infection, a précisé la Dre Drouin. Elle a d'ailleurs réitéré son message aux groupes religieux de toutes les confessions de respecter les règles sanitaires, les enjoignant de ne plus se rassembler.

Il est très important d’arrêter dès maintenant vos rassemblements. L’expérience le démontre clairement dans plusieurs pays du monde, ce sont les groupes religieux qui ont été des foyers importants de propagation. Nous devons cesser cela immédiatement.

Au cours de la fin de la semaine, la santé publique de Montréal compte augmenter à 5000 le nombre de tests quotidiens de dépistage de la COVID-19, comparé à près de 1000 vendredi. La Dre Drouin n’a pas précisé qu’elles seront les différentes stratégies de dépistage, mais certaines sont d'ores et déjà envisagées, notamment des tests dans les véhicules, en clinique ou dans les services médicaux d’urgence. L’information sera communiquée samedi ou dimanche, a-t-elle annoncé.

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