•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Vivre sa foi sur le web plutôt que dans un lieu de culte

Des hommes assis pendant une prière dans une mosquée d'Edmonton, en octobre 2019.

Des hommes assis pendant une prière dans une mosquée d'Edmonton, en octobre 2019.

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

Sarah Xenos

La restriction au sujet des rassemblements imposée par le gouvernement albertain force les lieux de culte à se réinventer afin d’assurer aux croyants un service à distance. Le web devient alors le vecteur privilégié pour vivre sa foi.

Tout notre dimanche était consacré à l’expérience de l’église; ça durait toute la journée. Maintenant, on est devant notre ordi; c’est vraiment différent, illustre Maude Baillargeon, qui fréquente l'église My Victory, à Okotoks, une communauté membre d'un regroupement d'Églises évangéliques ayant des branches dans plusieurs pays.

Nous, ce qu’on aime beaucoup, c’est le sens communautaire, dit-elle. Or, avec l’annulation des services à l’église, il est plus difficile de sentir cette proximité.

Même si le groupe diffuse ses services en ligne depuis cinq ans, tous ses rassemblements en personne ont dû être annulés, et la communauté a été forcée de s'adapter, notamment afin de créer un service pour les enfants.

Nous avons changé notre approche avec les médias sociaux afin de garder le contact avec les gens qui sont isolés dans leur maison, souligne aussi le pasteur Kelly Stickel.

Du jamais vu

À Edmonton, c’est la première fois que l’archevêque catholique doit interdire l'accès aux messes dans l'ensemble des églises qui composent son diocèse. Six paroisses diffuseront plutôt leurs services religieux sur Internet pour permettre aux fidèles de pratiquer à la maison.

Nous n’avions jamais eu à faire ça.

Richard Smith, archevêque catholique d'Edmonton

Avec ces circonstances extraordinaires, il encourage les pratiquants à participer aux célébrations de l'eucharistie à distance.

À la basilique Saint-Joseph d'Edmonton, les portes restent ouvertes et les fidèles peuvent venir se confesser au confessionnal. Les horaires ont cependant été modifiés.

Avant même la mise en place de la restriction du gouvernement, les églises commençaient déjà à se vider, par précaution.

Nous avons vu de moins en moins de personnes dans les dernières semaines et les paroissiens ont été très prudents, explique le gestionnaire d'affaires de la paroisse St. Anthony, Don Wong.

Toutes les religions concernées

Toutes les mosquées de la province ont suspendu la prière du vendredi. À Calgary, le Conseil musulman a aussi annulé toutes ses activités.

À Edmonton, la mosquée Al Rashid, la plus vieille du Canada, a toutefois organisé une lecture du Coran par l'imam limitée à 50 personnes. Celle-ci a été diffusée en direct sur Internet.

Les temples sikhs sont aussi affectés par cette restriction et ont dû annuler leurs services ainsi que leur traditionnel Langar, la cuisine communautaire gratuite.

Les célébrations entourant le Nouvel An persan, qui devait avoir lieu le 19 mars, ont subi le même sort.

Le site américain Church Online Platform, qui diffuse gratuitement les contenus vidéo de plus de 35 000 églises partout dans le monde, a d'ailleurs enregistré cette semaine quatre fois plus de connexions qu'à l'habitude.

Avec les informations d'Axel Tardieu

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Alberta

Croyances et religions