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Accoucher au temps de la COVID-19

Un toutou dans une chambre d'enfant.

Inconnu et déceptions sont au rendez-vous pour les femmes qui se préparent à accoucher.

Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

Marie Kirouac-Poirier

Les mesures mises en place pour limiter la propagation de la COVID-19 bouleversent les scénarios d'accouchement des futures mamans.

Les nouvelles consignes visent à réduire au maximum les allées et venues dans les hôpitaux et à l'unité des naissances de l'hôpital de Sept-Îles, cela veut dire que dorénavant une seule personne peut accompagner la mère pendant son accouchement. Et c'est sans compter qu'aucune visite n’est autorisée après la naissance de l'enfant.

Les interrogations d'une future mère

Dans quelques semaines, Cloé Pelletier mettra au monde son premier enfant.

Plus tôt cette semaine, une infirmière en périnatalité l'a informée que désormais, elle devra se rendre seule à ses rendez-vous pour ses échographies et que pendant son accouchement, seul son conjoint pourra l'accompagner.

À l'instant où il va entrer à l'hôpital, il ne pourra plus en sortir. Si on est là 37 heures, il va devoir rester à l'hôpital 37  heures, raconte la future maman.

Les nouveaux grands-parents ne pourront pas venir à l'hôpital.

Cloé Pelletier, future maman
Cloé Pelletier dans sa salle à manger.

Cloé Pelletier accouchera en avril de son premier enfant.

Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

Se préparer à être lion

Le retour à la maison de Cloé Pelletier et de son bébé se fera également sous le signe de la distanciation sociale.

ll va falloir qu’on restreigne le plus possible les visites [à la maison] et qu’on soit un peu des parents lion. Malgré l’attrait d’un nouveau-né, il va falloir qu’on établisse des limites claires, explique la future mère.

Mer d’incertitudes

Cloé Pelletier a très peu de réponses à ses questions sur l’impact de la COVID-19 sur la santé de son enfant à naître.

Même si les données semblent rassurantes au sujet des enfants, elles ont été colligées seulement depuis janvier environ. Donc, on n'a pas beaucoup de données sur lesquelles on peut se fier, indique Cloé Pelletier

Des inquiétudes partagées

Ces inquiétudes, l’intervenante Julie Murray les a entendues souvent ces derniers jours. La marraine d’allaitement suit maintenant ses filleules grâce à des applications de communication vidéo.

Elles se posent beaucoup de questions face à ça. Elles ont besoin d’être rassurées. Elles n’ont pas beaucoup de réponses à leurs questions. [...] Peu de recherches ont été faites jusqu'ici sur la COVID-19 et les grossesses. On essaie de les rassurer le mieux qu’on peut, indique l'intervenante.

Julie Murray à l'extérieur.

Julie Murray est marraine d’allaitement et intervenante à l’organisme sans but lucratif qui offre un accompagnement à la naissance À la Source de Sept-Îles.

Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

La peur du manque

Kathleen Richard attend son troisième enfant en avril. Au-delà de la déception de ne pas pouvoir recevoir la visite de ces enfants lorsqu'elle sera à l'hôpital, la maman s’inquiète du défi de subvenir aux besoins de sa famille dans le contexte actuel de crise.

Quand tu te promènes en ville et que tu te rends compte qu’il n’y a quasiment plus rien au magasin, tous les restaurants sont fermés, les magasins commencent aussi à fermer. Tu ne veux pas manquer de rien pour ton bébé qui arrive. C’est très stressant, raconte-t-elle.

Malgré les incertitudes qui règnent en ce temps de pandémie, les mamans, et futures mamans ont hâte de revenir à la maison avec leur nouveau-né dans les bras.

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