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COVID-19 : des points de contrôle à l'entrée de territoires autochtones

Un point de contrôle a été installé à l'entrée du territoire de Nutashkuan.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle Plamondon

Radio-Canada

Les chefs des communautés innues de Nutashkuan, de Pessamit et d’Ekuanitshit ont interdit l’accès à leurs communautés aux non-résidents qui n'ont pas de raison essentielle de s’y trouver.

L'objectif est d'éviter toute propagation de la COVID-19 au sein de leur population qu'ils estiment particulièrement à risque.

Contrôle

Depuis lundi, Napoléon Mollen assure le contrôle de la circulation à l’entrée de la communauté innue d’Ekuanitshit. On vérifie d’où ils viennent. S'ils étaient sortis hors du Québec ou du Canada, bien on interdit peut-être de rentrer, dit-il.

Napoléon Mollen est gardien de sécurité à Ekuanitshit.

Napoléon Mollen est gardien de sécurité à Ekuanitshit.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle Plamondon

Deux entrées permettent normalement de pénétrer à Ekuanitshit à partir de la route 138. L’une a été complètement barrée et l’autre est maintenant gardée 24 heures par jour par des agents de sécurité.

Si le premier ministre nous dit de rester chez nous, bien c’est ça qu’on fait, on essaie de rester chez nous!

Jean-Charles Piétacho, chef, Conseil des Innus d’Ekuanitshit

Le chef d’Ekuanitshit, Jean-Charles Piétacho, espère que les gens resteront à la maison. Il faut que t’aies une résidence dans la communauté si tu veux rentrer. Puis les autres qui n'ont pas d’affaire ici, on leur demande d’écouter leur premier ministre, indique-t-il.

Limiter les risques

Pour le moment, les membres de la communauté d'Ekuanitshit peuvent encore circuler librement, mais Jean-Charles Piétacho n’exclut pas la possibilité d’interdire aussi bien les sorties que les entrées.

Jean-Charles Piétacho veut éviter que la COVID-19 n'atteigne sa communauté.

Jean-Charles Piétacho veut éviter que la COVID-19 n'atteigne sa communauté.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle Plamondon

Selon lui, les nombreux problèmes de santé et le surpeuplement des logis place les Premières Nations du pays parmi les communautés les plus à risque d'être contaminées.

Jean-Charles Piétacho n'est pas le seul à penser ainsi. Depuis la fermeture d’Ekuanitshit, les communautés de Pessamit et de Nutashkuan ont pris des mesures similaires.

À Nutashkuan, le chef Rodrigue Wapistan veut éviter que la COVID-19 n'entre sur son territoire. Ici, dans ma communauté, il y a beaucoup de gens qui ont des problèmes de diabète, des problèmes pulmonaires, respiratoires aussi, souligne-t-il.

Le gros problème, on est surpeuplés. On a une maison ici qui a six ou sept familles qui sont là-dedans.

Rodrigue Wapistan, chef, Conseil des Innus de Nutashkuan
À Nutashkuan, les visiteurs ne sont plus bienvenus sur le territoire de la communauté en raison de la COVID-19.

À Nutashkuan, les visiteurs ne sont plus bienvenus sur le territoire de la communauté en raison de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle Plamondon

La semaine dernière, le gouvernement fédéral a évoqué la possibilité d'utiliser des tentes d'isolement et des hôpitaux de campagne dans les communautés autochtones pour lutter contre la propagation du virus.

Le chef de Nutashkuan dit cependant toujours attendre des actions concrètes dans sa communauté.

Avec les informations de Nicolas Lachapelle Plamondon

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