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Une deuxième vague de mises à pied au journal Le Citoyen

Le bâtiment abritant les locaux des journaux régionaux.

Lexis Média produit les journaux « L'Éclat » et « Le Citoyen ».

Photo : Radio-Canada

Piel Côté
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Lexis Média, le propriétaire du journal Le Citoyen, effectue d'autres mises à pied. Quelques-unes avaient été réalisées au début de la semaine, mais à la suite des dernières annonces, les journaux de la région seront produits par un effectif réduit de quatre personnes.

En temps normal, l'équipe témiscabitibienne de Lexis Média compte 28 employés. L'éditeur des journaux régionaux, Joël Caya, mentionne que la décroissance de la publicité a forcé la main de Lexis Média.

Toutes les entreprises sont au ralenti et c'est normal, car on demande à tout le monde de rester à la maison. Mais nous, nous fonctionnons avec la publicité de ces entreprises-là, indique-t-il.

C'est une situation difficile pour nous, car nous savons que nous mettons beaucoup de pression sur les employés qui sont présents en ce moment, mais nous sommes une petite entreprise. On dépend de la publicité et je dois prendre des décisions en conséquence, admet M. Caya.

Joël Caya soutient toutefois que les employés seront éventuellement réinstallés dans leurs fonctions. Il ne veut pas faire de fausses promesses à ses employés, mais selon lui, vers la fin d'avril, il aura une meilleure vue d'ensemble de la situation.

« On essaie de trouver des formules au niveau des ventes, mais il n'y a pas de miracle. »

— Une citation de  Joël Caya, éditeur

On se concentre à faire nos journaux, et nous avons encore des clients et nous avons encore des ventes, mais on prévoit que, graduellement, ça va continuer à baisser, prédit cependant M. Caya, en poste depuis plus de 10 ans.

Déception et compréhension de la part du syndicat

Du côté du Syndicat des employés de la presse écrite de l'Abitibi-Témiscamingue, qui représente les employés du journal Le Citoyen de Rouyn-Noranda, la nouvelle a été très mal perçue. Son président, Thierry de Noncourt, comprend néanmoins que la société vit une crise sanitaire sans précédent.

Nous savons que nous vivons une crise exceptionnelle, sans précédent et nous n'avons pas de référence. Mais en même temps, on croit que les journalistes devraient être un service essentiel et on pense que le gouvernement aurait dû déclarer les travailleurs de l'information comme un service essentiel, parce que les journalistes sont les yeux et les oreilles de la population, lance M. de Noncourt.

Legault dit qu'il s'agit d'un « service essentiel »

Sa demande, faite vendredi en matinée, semble avoir trouvé écho à Québec, puisque, lors de son point de presse quotidien, le premier ministre François Legaut a qualifié la couverture journalistique de « service essentiel ».

Il a également affirmé vouloir venir en aide aux médias qui sont en difficulté en ce moment, une situation que la crise du coronavirus amplifie.

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