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Mises à pied massives dans les centres de ski albertains

Une cabine de téléphérique traverse la montagne.

La télécabine de la Sunshine est le seul moyen d'accéder au sommet de la montagne, où sont situés les logements de 200 employés.

Photo : La Presse canadienne

Des milliers d’employés de centres de ski de l’Alberta se retrouvent sans emploi, et parfois même sans logement, après la fermeture des centres de ski, mardi, pour lutter contre le coronavirus. Au centre Sunshine, près de Banff, des employés ont reçu un avis de 72 heures pour déménager de leur logement fourni par l’employeur.

De nombreux employés du centre de ski Sunshine ont confié avoir appris la nouvelle sur Facebook d’abord, plutôt que de la bouche de leur employeur. Je ne me sentais pas particulièrement bien, comme vous pouvez l’imaginer, laisse tomber Sean Rance, un employé du centre. Je suis vraiment déçu.

Sean Rance donne une entrevue sur la rue principale de Banff.

Sean Rance, originaire du Royaume-Uni, veut tenter de trouver un nouvel emploi à Banff, malgré les mises à pied massives.

Photo : Radio-Canada / Audrey Neveu

Il n’était toutefois pas très surpris, tout comme sa conjointe, Stéphanie Luneau, une employée du service à la clientèle de Sunshine. Pour être honnêtes, on s'y attendait, parce qu'on commençait à voir que les autres centres de ski fermaient en Colombie-Britannique, avoue-t-elle.

L’incertitude plane maintenant sur leur avenir.

Je ne sais pas quand je vais être payé ni si je vais être payé… Ni si je dois retourner au travail… Rien.

Une citation de :Sean Rance, employé du centre de ski Sunshine

Le centre de ski Sunshine dit espérer rouvrir d’ici la fin de la saison, au printemps. Je ne pense pas que ça arrivera, parce qu'il y a tellement de personnel qui retourne chez lui, affirme Stéphanie Luneau.

À peu près 80 % des gens qui sont saisonniers viennent d'un autre pays, soit d'Australie, de Nouvelle-Zélande ou d’Angleterre. Ils n'ont pas droit à l'assurance-emploi à laquelle nous, les Canadiens, avons droit.

Stéphanie Luneau donne une entrevue devant le Centre des visiteurs de Banff.

Stéphanie Luneau travaillait pour le centre de ski Sunshine depuis le début de la saison 2019-2020.

Photo : Radio-Canada / Audrey Neveu

Elle mise d’ailleurs sur l’obtention de cette assurance-emploi pour survivre aux prochaines semaines. Je trouve que [Sunshine] a fait de bons coups et de moins bons coups. C’est tellement une situation soudaine; tout le monde est pris de court. Ils ont essayé de faire de leur mieux, juge-t-elle.

Des employés doivent déménager en catastrophe

Sunshine dit être obligée de fermer les logements qu’elle fournit à quelque 200 employés, puisqu’ils sont situés en haut de la montagne. Le gouvernement albertain nous a ordonné de fermer toutes les télécabines, explique la porte-parole de l'entreprise, Kendra Scurfield.

Puisque la télécabine est notre seul moyen d’accéder au sommet de la montagne, nous sommes incapables de transporter des passagers, de la nourriture et de l’équipement. Nous sommes donc obligés de fermer immédiatement l’hôtel et les logements des employés.

Une citation de :Kendra Scurfield, porte-parole du centre de ski Sunshine
Vue de haut d'une piste de ski de Sunshine en Alberta, avec des montagnes enneigées en arrière et des télésièges, le 11 mars 2019.

La saison de ski touche habituellement à sa fin vers la mi-mai dans les Rocheuses albertaines.

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

Kendra Scurfield affirme que le gouvernement albertain leur a accordé un délai de 72 heures, soit jusqu’au vendredi 20 mars, pour donner le temps aux employés de se reloger. Nous travaillons fort pour leur trouver un nouveau logement, affirme-t-elle.

Nous encourageons tous nos employés à rentrer à la maison et nous essayons de les aider à obtenir de l’aide fédérale.

Une citation de :Kendra Scurfield, porte-parole du centre de ski Sunshine

Les autres centres de ski de la région de Banff, tels que Lake Louise, Nakiska et Norquay, doivent également fermer leurs portes. Leurs employés, eux aussi mis à pied, n'ont toutefois pas besoin d'être relogés, étant donné que leurs logements ne sont pas situés sur les pentes de ski.

Devant cette situation inédite, Stéphanie Luneau et Sean Rance ont décidé d’offrir du covoiturage à ceux qui en ont besoin, notamment jusqu’à l’aéroport de Calgary. Leur messagerie est inondée de demandes d’aide.

C’est vraiment surprenant, je ne m’attendais pas à cette réponse, affirme Sean Rance. Des gens nous ont dit qu’ils avaient les larmes aux yeux tellement ils sont reconnaissants.

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