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Hôtels fermés en Espagne : des Québécois risquent de dormir à la belle étoile

Vue de l'extérieur d'un hôtel en Espagne.

Le gouvernement espagnol a ordonné la fermeture graduelle de tous les hôtels dans le cadre d'un état d'urgence pour lutter contre l'épidémie de coronavirus.

Photo : Reuters / Nacho Doce

Jean-Patrick Balleux

Jasmin Lupien fait partie des nombreux Québécois qui pourraient devoir dormir à la belle étoile vendredi soir en Espagne à la suite de la décision du gouvernement de fermer de façon graduelle tous les hôtels du pays d'ici jeudi prochain dans l’espoir de freiner la propagation de la COVID-19.

L’Espagne, deuxième destination touristique mondiale, est le pays européen le plus touché par la crise du coronavirus après l’Italie.

Joint à l’aéroport de Madrid vendredi, où tout est fermé et où beaucoup de Québécois se butent à des portes closes, le Drummondvillois restait philosophe, mais semblait un peu découragé.

Jasmin Lupien et la famille Pellerin dormiront sur le plancher de l'aéroport de Madrid en attendant leur vol pour le Canada.

Jasmin Lupien et la famille Pellerin dormiront sur le plancher de l'aéroport de Madrid en attendant leur vol pour le Canada.

Photo : Jasmin Lupien

Là, il n’y a pas d’options pour l’instant, car les guichets d’Air Transat sont fermés. C’est un peu la confusion, car nos vols de retour sont prévus le 24 mars. Le courriel reçu par la compagnie parle de changements de dates, mais l’ambassade du Canada en Espagne nous a envoyé un message pour nous dire que le vol était devancé au 22 et que c’était impossible de réserver une place à l’avance. Ce sera premier arrivé, premier servi, même si on a un billet. Si nous ratons le vol du 22, après, il n’y aura plus rien, explique l’homme d’affaires québécois.

J’ai l’impression que l’Espagne veut que les étrangers quittent le pays le plus rapidement possible. Fermer les hébergements et les moyens de transport fera en sorte que les gouvernements étrangers devront réagir rapidement pour rapatrier leurs citoyens avant qu’il ne soit trop tard, croit Jasmin Lupien.

Précision

Nous avons modifié cet article pour préciser que les établissements ont quelques jours pour se conformer au décret gouvernemental.

Du chemin de Compostelle à la tranquillité de l’aéroport

À Bilbao, après avoir été expulsé du chemin de Compostelle après quatre jours de marche parce que le coronavirus avait gagné du terrain partout dans le pays, le Québécois a rejoint trois amis qui se retrouvaient dans la même situation.

Mais leur hôtel a fermé ses portes vendredi matin et ils ont tous les quatre pris la direction de Madrid. Rémi Pellerin, sa conjointe Nathalie et leur fille ont quitté avec l’intention de dormir à l’aéroport pour les deux prochaines nuits.

Je ne suis pas heureux de devoir dormir par terre à l’aéroport pendant deux jours. Mais c’est notre seule chance de pouvoir quitter l’Espagne étant donné les places limitées sur les vols. Je suis déçu que les informations qu’on nous envoie soient contradictoires, explique Pellerin.

Tous les comptoirs d'enregistrement sont fermés à l'aéroport de Madrid

Tous les comptoirs d'enregistrement sont fermés à l'aéroport de Madrid

Photo : Jasmin Lupien

Au moment d’écrire ces lignes, Air Transat avait fait parvenir un courriel aux voyageurs comme quoi tous leurs vols en partance de Madrid du 22 mars au 28 avril étaient devancés les 21, 23 et 28 mars.

Même chose pour les vols en partance de Malaga du 24 mars au 30 avril reprogrammés les 22, 23, 26 et 30 mars. Ces informations sont à prendre avec un grain de sel.

Jasmin Lupien et la famille Pellerin ont l’intention, pour Madrid du moins, de se fier au courriel de l’ambassade du Canada pour le seul vol du 22 mars. Ils conseillent d’ailleurs aux autres Québécois pris dans le même bourbier de laisser savoir aux services consulaires du pays où ils se trouvent et qu’ils tentent de regagner le Canada.

Rémi Pellerin garde espoir. J’ai confiance, mais je suis nerveux pour mes proches qui s’inquiètent beaucoup pour nous.

Il y a deux côtés de la médaille : ce qu’on vit ici et ce que nos proches pensent que nous vivons, conclut Lupien qui a appris à relativiser les choses au cours des derniers jours.

GIF expliquant la durée de vie du nouveau coronavirusAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Savez-vous combien de temps survit le virus sur différentes surfaces?

Photo : Radio-Canada

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