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Québec suspend les droits d'accès des parents d'enfants en familles d'accueil

Il n’y aura plus aucun contact physique à moins d’urgence, décrète le gouvernement Legault.

Un bambin est accroupi.

Les enfants québécois en famille d'accueil ne pourront plus voir leurs parents biologiques jusqu'à nouvel ordre.

Photo : iStock

Radio-Canada

Les enfants en famille d'accueil au Québec n'auront plus de contacts physiques avec leurs parents biologiques en raison de la pandémie de COVID-19.

Un arrêté ministériel de la ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann, a été annoncé jeudi soir pour suspendre toutes les ordonnances de la cour permettant des droits de contact entre les enfants et les parents biologiques, en vue protéger la santé de la population.

Le ministre délégué Lionel Carmant s’est adressé à toutes les directions régionales de la protection de la jeunesse vendredi matin pour leur transmettre la nouvelle directive.

Il n’y aura plus aucun contact physique, sauf en cas d’urgence.

Inquiète du maintien des droits d'accès dans les circonstances, la Fédération des familles d'accueil et ressources intermédiaires du Québec (FFARIQ) avait multiplié les interventions depuis vendredi et invité les 2500 familles qu'elle représente à refuser ces sorties pour assurer la sécurité de leurs milieux.

Sa présidente, Geneviève Rioux, est reconnaissante envers le gouvernement. Mais l'arrêté ministériel laisse place à l'interprétation, notamment sur la durée, déplore-t-elle.

Or, l'absence de directives claires en cette veille de fin de semaine tombe bien mal, car c'est justement le moment où plusieurs enfants ont la permission de voir et visiter leur famille, souligne la présidente de la FFARIQ.

Ayant elle-même six enfants de 10 à 17 ans sous sa responsabilité – en plus de ses propres enfants –, Geneviève Rioux affirme que ceux-ci comprennent bien la nécessité d'adopter des mesures préventives et de participer à l'effort collectif de confinement.

Mais les établissements et les familles d'accueil ont besoin de consignes claires pour éviter les malentendus, soutient-elle.

Avec la collaboration d'Amélie Desmarais et d'Anne-Louise Despatie

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