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La COVID-19 échauffe les esprits sur les pages de covoiturage

Un tronçon de l'autoroute 30.

Le covoiturage continue de fonctionner sur les pages informelles. L'entreprise Amigo Express a toutefois suspendu ses activités.

Photo : Radio-Canada / Luc Lavigne

La demande du premier ministre François Legault de limiter tous les transports interrégionaux et non essentiels a donné lieu à un vigoureux débat sur les pages de covoiturage, si bien que les esprits s'échauffent.

La page covoiturage Québec-Montréal, sur Facebook, compte 49 000 membres. Elle est devenue un outil quotidien pour de nombreux citoyens qui cherchent à se déplacer d'une région à l'autre à peu de frais.

Malgré la pandémie de COVID-19, les conducteurs continuaient ces derniers jours à afficher leurs déplacements et les places disponibles, comme d'habitude. C'est encore le cas aujourd'hui.

Le ton a cependant changé sur la page, jeudi, quand François Legault a demandé à la population de limiter les transports interrégionaux et non essentiels.

Le premier ministre du Québec, François Legault.

Le premier ministre du Québec, François Legault, demande aux Québécois de limiter leurs déplacements entre les régions.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Des internautes ont commencé à s'invectiver copieusement, certains pour le maintien des transports et d'autres pour demander la fermeture temporaire de la page. Un administrateur a dû intervenir.

Ce que je n'apprécie guère, en ce moment, c'est tout ceux qui commencent à aller chercher le trouble en commentant ceux qui affichent, et même de façon violente et sans respect, a-t-il écrit.

Quelques heures après cette intervention, la page a finalement été archivée et les annonces suspendues.

Amigo Express suspendu

Or ces transports informels sont-ils permis? Les Québécois doivent limiter leurs déplacements entre les région et éviter tous les déplacements non essentiels, a tranché l'attachée de presse du ministre des Transports François Bonnardel. Nous faisons appel au bon jugement des Québécois.

Aucune consigne claire n'a cependant été émise pour demander de mettre fin au covoiturage.

Certains services ont malgré tout pris la décision de cesser leurs activités. C'est le cas d'AmigoExpress, qui a mis fin à ses activités jeudi, tout juste après l'annonce du premier ministre.

Nous avons le regret de vous annoncer que AmigoExpress suspend ses activités pour une période indéterminée afin de suivre les mesures de santé publique, a écrit la direction dans un communiqué.

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