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La Côte-Nord s’organise contre les problèmes sociaux et économiques liés à la Covid-19

Gros plan sur la pancarte de la rue de la place du commerce

La place du Commerce est au cœur du centre-ville traditionnel de Sept-Îles

Photo : Radio-Canada / Jean-Louis Bordeleau

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une cellule de stratégie économique pour aider les entreprises et organismes de la région à faire face aux impacts de la COVID-19 est créée dans la MRC de Sept-Rivières. Les communautés de Matimekush-Lac John, de Kawawachikamach et de Schefferville ont, aussi, conjointement mis en place un comité de mesures d’urgence.

Les chambres de commerce et les organisations de développement économique de Sept-Îles, Uashat mak Mani-utenam et Port-Cartier, les Villes de Port-Cartier et Sept-Îles, Tourisme Côte-Nord, Tourisme Sept-Îles, d'autres organismes ainsi que des représentants des ministères fédéraux et provinciaux se joindront à ce mouvement.

L’objectif principal de cette cellule consiste à rassembler l’information pour épauler les entreprises, organismes et travailleurs autonomes durant la crise sanitaire.

Avec le déluge d’annonces, qu’on salue d’ailleurs, il y a beaucoup d’entrepreneurs qui n’ont pas le temps de gratter pour [bien comprendre] ces annonces-là. On va essayer de faciliter la tâche de tout le monde, explique le commissaire industriel et directeur général de Développement économique Port-Cartier, Bernard Gauthier.

Le commissaire à Développement économique Port-Cartier, Bernard Gauthier

Le commissaire à Développement économique Port-Cartier, Bernard Gauthier

Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

La tâche ne sera pas simple : la cellule économique compte répertorier chaque entreprise et organisme du territoire de la MRC de Sept Rivières et entrer en contact avec ceux-ci individuellement.

On veut évaluer l'ampleur des pertes générées par la crise, une information qui pourrait ensuite être utilisée pour réclamer une aide plus ajustée à la réalité aux différents gouvernements.

Les renseignements répertoriés par la cellule de crise se trouveront sur les sites internet des chambres de commerce de Sept-Îles et de Port-Cartier.

Les premiers impacts :

Des commerçants et des restaurateurs de la région ont dû mettre la clef sous la porte ou réduire leurs activités pour une période indéterminée, afin de limiter les risques de propagation du coronavirus.

C’est le cas de Josée Leblanc, la propriétaire d'une petite entreprise de production et vente d'artisanat innu, qui a été dans l'obligation de fermer sa boutique et de mettre à pied presque tous ses employés.

En isolation présentement après un retour de l’étranger, elle doit gérer la situation de ses employés et négocier avec ces différents créanciers sans quitter son logis.

Elle explique que la situation changeante rend la gestion de la crise encore plus difficile.

L'entrepreneure innue de Uashat

L'entrepreneure innue de Uashat, Josée Leblanc

Photo : Radio-Canada

Le plus gros de la crise, on l’a vécu. C’était de tout réorganiser, de fermer. Mais là tous les jours ça change, la situation évolue. Ce sont des directives nouvelles tous les jours auxquelles on doit s’ajuster, explique la propriétaire de l’hôtel-boutique Atikuss de Uashat.

La crise touche aussi le secteur public. Plusieurs employés municipaux temporaires ont été mis à pied en raison de la fermeture des installations communautaires, culturelles et sportives des villes. Ils sont, notamment 107 employés municipaux, dans cette situation, à Sept-Îles, pour l’instant.

Le comité dans le nord :

Le comité de Matimekush-Lac John, de Kawawachikamach et de Schefferville se rencontre chaque jour notamment pour prévenir et trouver des solutions aux problèmes reliés au coronavirus, comme des pénuries de nourriture ou l’évacuation de personnes contaminées.

L'édifice du Conseil de bande de Matimekosh-Lac-John, près de Schefferville

L'édifice du Conseil de bande de Matimekosh-Lac-John, près de Schefferville

Photo : Radio-Canada / Évelyne Côté

C’est de maintenir la communication pour garder une certaine stabilité et ne pas semer la panique, explique le chef de la communauté innue de Matimekush-Lac John, Réal Mckenzie.

Chaque jour, le comité présente l’état de la situation à la population des trois communautés.

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