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Le masque chirurgical presque introuvable en France

« Pas de gel, pas de masques », est-il affiché près de la porte d'une pharmacie.

Certains produits sanitaires, comme les masques chirurgicaux et le gel antiseptique, disparaissent des pharmacies dès que celles-ci les reçoivent de leurs fournisseurs.

Photo : Radio-Canada / Anyck Béraud

Il manque cruellement des masques pour le personnel soignant, sur la ligne de front de la pandémie, en France. Ceux promis d’urgence par Emmanuel Macron en début de semaine, après de nombreux SOS, ont commencé à être livrés par millions. Selon une gestion « parcimonieuse », aux dires de la porte-parole de l’Élysée.

Résultat : sitôt distribués, sitôt envolés, nous ont confié plusieurs pharmacies de la capitale.

La pénurie perdure dans bien des hôpitaux et cabinets médicaux. Tout comme l’inquiétude de ne pas être complètement protégé en accomplissant son devoir auprès de patients malades ou potentiellement contaminés, dans cette guerre déclarée par le président français au coronavirus.

Je pense que, si on doit faire la guerre, il faut alors s’y préparer. Mais malheureusement [le gouvernement] y a été une fois de plus sans conciliation avec l’ensemble des acteurs sur le terrain, assène Éric Myon, secrétaire général de l’Union nationale des pharmacies de France.

Éric Myon porte un masque.

Éric Myon, un pharmacien de Paris, est aussi secrétaire général de l’Union nationale des pharmacies de France. Tout son personnel porte un masque. « J’essaie de garder un stock minimum pour que l’équipe puisse continuer à travailler dans de bonnes conditions », dit-il.

Photo : Radio-Canada / Anyck Béraud

Sans compter que les masques chirurgicaux distribués ne conviennent pas, selon le président de la Fédération des médecins de France. Jean-Paul Hamon, qui a été contaminé il y a quelques jours, soutient que les masques sont des passoires puisqu’ils ne sont pas munis de système de filtration.

Ce genre de masque, les FFP2, la France en avait des centaines de millions en stock dans les années 2000. Mais l’État s’en serait débarrassé il y a quelques années, aux dires du ministre de la Santé, pour des raisons de péremption.

La présidence française a admis, mercredi, qu’il y avait quelques difficultés logistiques dans la distribution des masques.

Face à l’urgence, voire la colère du personnel soignant, l’armée a décidé de remettre 5 millions de masques chirurgicaux au ministère de la Santé.

Les masques de protection, déjà une denrée rare, sont aussi convoités par bon nombre de ceux et celles qui interagissent avec le public.

On voit ici et là des employés en porter dans les marchés d’alimentation et autres commerces et services jugés essentiels durant la crise. Ils sont aussi réclamés par des policiers qui contrôlent les déplacements pendant le confinement.

Un agent parle demande ses papiers à un motocycliste.

Les policiers n’ont pas le droit de porter de masque sur le terrain, sauf si la personne contrôlée présente des symptômes. Cette interdiction gouvernementale, présentée comme une manière de préserver les masques au profit du personnel soignant, est dénoncée par les syndicats.

Photo : Radio-Canada / Anyck Béraud

Le gouvernement français insiste : la priorité est au personnel soignant, aux malades, au transport sanitaire.

Le directeur général de la Santé, Jacques Salomon, fait partie de ceux qui martèlent le fait que porter un masque ne sert à rien si on n’est pas malade.

Des voix s’élèvent toutefois pour que toute la population française en porte pour freiner la propagation du coronavirus.

Les images de personnes déambulant sans protection, alors que la France est au stade 3 de l’épidémie, peuvent surprendre ceux et celles qui suivent la situation depuis l’Asie.

C’est tout le contraire dans les pays touchés, là-bas. Une tribune, cosignée par un directeur scientifique de la Sorbonne, souligne qu’en Corée du Sud par exemple, les masques et le dépistage ont été des pivots pour agir vite et bien pour circonscrire l’épidémie.

Quelques étapes de baseAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Comment bien se laver les mains

Photo : Radio-Canada

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