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La COVID-19 a maintenant tué plus de 10 000 personnes

La pandémie de COVID-19 a jusqu'à présent contaminé plus de 240 000 personnes dans le monde.

Deux infirmiers vêtus de tuniques et de masques sortent d'un hôpital.

À Cremona, une ville d'Italie près de Milan, des infirmiers s'activent. À lui seul, le pays totalise 5168 décès.

Photo : Getty Images / Emanuele Cremaschi

Agence France-Presse

Le bilan de la pandémie de coronavirus a dépassé vendredi la barre des 10 000 morts dans le monde, dont plus de 5000 en Europe, malgré les décisions de confinement qui se multiplient partout, mais ne pourront pas s'appliquer dans des endroits très vulnérables comme dans les immenses bidonvilles asiatiques.

En outre, trois milliards de personnes n'ont même pas les armes les plus basiques contre le virus – l'eau courante et le savon –, s'alarment des experts des Nations unies, qui craignent la perte de « millions » de vies.

En Afrique du Sud, même si seulement 200 cas sont pour l'instant recensés, la progression de la maladie est si rapide que 60 % des 56 millions d'habitants pourraient être à terme contaminés, estiment les autorités. Étant donné les conditions de vie misérables et les structures de santé dans de nombreuses villes et townships (quartiers pauvres), cela pourrait provoquer une hécatombe.

La pandémie a fait au moins 10 316 morts depuis son apparition en décembre, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles vendredi. L'Europe, et en premier lieu l'Italie, totalisait à elle seule 5168 décès, loin devant l'Asie (3431 décès).

Les restrictions à la liberté de circulation concernent désormais sur la planète plus d'un demi-milliard de personnes, appelées par leurs autorités à rester confinées chez elles.

En Allemagne, l'État régional le plus peuplé, la Bavière (13 millions d'habitants), a été le premier à décréter vendredi le confinement de sa population.

Nous allons réduire à presque rien l'ensemble de la vie publique.

Markus Söder, chef du gouvernement bavarois

Comme dans de nombreux autres pays, les Bavarois ne peuvent désormais, pour au moins deux semaines renouvelables, plus sortir de chez eux que pour aller travailler, faire des courses alimentaires ou se rendre à la pharmacie ou chez le médecin.

Au Brésil, les célèbres plages de Rio seront fermées pour au moins deux semaines, et en France, le littoral a été interdit aux promeneurs qui venaient trop nombreux y prendre le soleil malgré les consignes. En Jordanie, un couvre-feu sera imposé à partir de samedi.

Qualifiée d'« ennemi de l'humanité » par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'épidémie de COVID-19 a jusqu'à présent contaminé plus de 240 000 personnes dans le monde.

Un homme se promène en vélo sur une plage pratiquement déserte.

Les plages de Rio de Janeiro, au Brésil, sont fermées au public pour au moins deux semaines.

Photo : Getty Images / Buda Mendes

En Italie, placée en confinement généralisé depuis une semaine, le nombre de prêtres morts du coronavirus, après être venus bénir les patients dans les hôpitaux, s'allonge de jour en jour.

« Équipés d'un masque, d'une casquette, de gants, d'une blouse et de lunettes, nous, les prêtres, nous promenons dans les salles comme des zombies », a raconté le curé d'une paroisse de Bergame (nord). « On ne sait plus où mettre les morts. Certaines églises sont utilisées » pour cela, s'alarme l'évêque de la ville, Mgr Francesco Beschi.

Le gouvernement italien envisage d'adopter rapidement de nouvelles mesures plus restrictives, notamment sur les activités de plein air, afin de dissuader encore davantage la population de sortir.

Toujours aucun nouveau cas d’origine locale en Chine

La Chine, quant à elle, n'a fait état vendredi d'aucune nouvelle contamination d'origine locale, pour le deuxième jour de suite, offrant un espoir sur l'efficacité des mesures de confinement.

Pour des dizaines de milliers de Chinois – étudiants, professionnels, sportifs – à l'étranger, notamment en Europe, le mot d'ordre est désormais : « Rentrez à la maison », même s'ils sont désormais confrontés à la méfiance d'une partie de leurs compatriotes.

La Chine est désormais capable d'envoyer dans le reste du monde ce matériel qui fait souvent défaut : un avion a livré vendredi en République tchèque plus d'un million de masques de protection respiratoire.

Sur le plan diplomatique, la Chine a accusé vendredi Donald Trump de « fuir ses responsabilités » après des propos du président américain estimant que le monde payait « le prix fort » pour la lenteur chinoise à communiquer sur le nouveau coronavirus.

Washington a suspendu vendredi la délivrance de tous les visas ordinaires dans tous les pays du monde. « Dans la limite du possible, les ambassades et consulats continueront à délivrer des visas d'urgence », a précisé le département d'État, promettant de reprendre le reste des services « dès que possible ».

Des multinationales de l'industrie pharmaceutique se sont engagées jeudi à fournir un vaccin contre la COVID-19 « partout dans le monde », dans un délai estimé de 12 à 18 mois minimum.

Particulièrement touchée aussi, l'Espagne se prépare à affronter « les jours les plus durs » de la pandémie en incorporant des milliers de personnels soignants.

Des gens marchent dans le quartier financier de Shanghai.

Des gens qui portent des masques respiratoires marchent à Shanghai, en Chine, le 19 mars 2020.

Photo : Reuters / Aly Song

Emplois menacés

Au-delà du drame sanitaire, le nouveau coronavirus risque de plonger le monde dans la récession, malgré les milliers de milliards débloqués en urgence aux États-Unis et en Europe.

Jusqu'à 25 millions d'emplois sont menacés en l'absence de réponse coordonnée à l'échelle internationale, a averti l'Organisation internationale du travail.

La Banque centrale européenne (BCE) a déjà prévenu que l'économie du Vieux Continent allait « se contracter considérablement ».

Et le premier ministre italien Giuseppe Conte a demandé à l'Union européenne d'utiliser « toute la puissance » de son fonds de secours, doté d'une force de frappe de 410 milliards d'euros.

Le célèbre salon aéronautique britannique de Farnborough, prévu en juillet, a été annulé.

Les Bourses étaient toutefois en forte hausse vendredi, rompant avec un début de semaine cauchemardesque, les investisseurs misant sur l'effet des plans de relance annoncés.

Hong Kong a pris plus de 5 % en clôture. Et l'Europe prenait le même cap positif : Paris prenait près de 5 % et Francfort plus de 4 % à la mi-journée, alors que Londres suivait le même mouvement.

Dix faits sur la COVID-19Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Dix faits sur la COVID-19

Photo : Radio-Canada

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