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La COVID-19 rend impossible l'accouchement à domicile

Un docteur tient un nouveau-né dans ses bras.

Un nouveau-né prend sa première respiration.

Photo : iStock

Radio-Canada

En plus du stress relatif à l’accouchement, les plans de plusieurs femmes enceintes sont remis en question avec l’arrivée de la COVID-19. Celles qui voulaient donner naissance à la maison ne le pourront pas; l’ordre des sages-femmes a décidé de suspendre temporairement ces accouchements.

Au Québec, un seul accompagnateur est autorisé à assister à l’accouchement seulement s’il n’a pas voyagé durant les 14 dernières journées.

Si certains hôpitaux autorisent la présence du père à l’accouchement, d’autres ne l’autorisent pas.

Le Centre hospitalier universitaire (CHU) Sainte-Justine, par exemple, autorise la présence du père ou d’un accompagnateur significatif. C’est le cas au Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) et dans d’autres maisons d’accouchement de la région de Montréal.

Cette situation inquiète la présidente de l'Association québécoise des accompagnantes à la naissance, Annick Bourbonnais, qui dit que les femmes cherchent une ressource psychologique importante avant d’accoucher.

La charge de stress est l’ennemi numéro un de l’accouchement physiologique. Le cortisol est l’hormone sécrétée en situation de stress et elle inhibe toutes les hormones sympathiques de l’accouchement dont on a besoin.

Annick Bourbonnais

Selon elle, la situation sanitaire est déjà une charge de stress pour une femme qui doit accoucher. Et en privant la femme à l’accouchement de la personne avec qui elle a construit une relation de confiance, cela aura comme conséquence d'augmenter le stress.

Mme Bourbonnais souhaite qu’il soit remédié à la situation.

L'option des maisons de naissance est envisageable. Toutefois, on ne les retrouve pas dans toutes les régions du Québec. Dans les régions éloignées des grands centres, les femmes devront se tourner vers un hôpital.

Cette solution n’est pas idéale pour les sages-femmes.

La présidente du Regroupement Les sages-femmes du Québec, Mounia Amin, souhaite évoquer le sujet avec les responsables du ministère de la Santé et des Services sociaux afin de permettre des accouchements à la maison dans les régions éloignées afin d’éviter le risque de contagion dans les hôpitaux.

Avec les informations de Nancy Caouette

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