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Être atteint du cancer en cette période de crise de la COVID-19

Nathalie Plaat avec les cheveux rasés.

Psychologue bien connue de la région de Sherbrooke, Nathalie Plaat est également auteure.

Photo : Photo fournie / Nathalie Plaat

Radio-Canada

Psychologue bien connue de la région de Sherbrooke, Nathalie Plaat est également auteure. En janvier dernier, elle a reçu un diagnostic de cancer. Depuis, elle suit des traitements de chimiothérapie. Ce jeudi, bonne nouvelle, sa tumeur a diminué de deux centimètres. Mais en cette période de pandémie de la COVID-19, elle fait partie des personnes vulnérables et exhorte les quelques personnes récalcitrantes à respecter le confinement.

Mon oncologue m'a fait comprendre que si j'attrapais ça, j'avais peu de chances de m'en sortir, écrit-elle dans un long message publié sur sa page Facebook et qui a été partagé plus d’une quarantaine de fois.

Ça fait évidemment référence au nouveau coronavirus qui pousse les deux ordres du gouvernement à prendre des mesures draconiennes afin d’endiguer le virus, notamment le confinement.

Au micro de l’émission Écoutez l’Estrie, Mme Plaat dit être contente de constater que les rues de Sherbrooke sont presque désertes depuis quelques jours.

Elle regrette toutefois de voir que certaines personnes continuent à se rassembler, notamment dans les parcs de la ville. Je veux vraiment que les gens prennent ça au sérieux, explique-t-elle.

On doit tous faire appel à nos capacités d’adaptation. Mais dites-vous que vous le faites pour sauver des personnes comme moi, des personnes qui ont des traitements actuellement ou des personnes qui vivent avec des maladies qui les fragilisent.

Nathalie Plaat

Conscientiser les gens

L’idée de Mme Plaat n’est pas de faire la morale à qui que ce soit. Elle dit comprendre les frustrations que les personnes peuvent vivre actuellement à cause du confinement. Mais elle trouve important que les gens aient conscience des personnes qui sont dans sa situation.

Ma chimiothérapie est très dense et mon système immunitaire est très bas en ce moment. Je reste à la maison avec mon mari et mes enfants. Je ne peux pas avoir d’aide directe de parents ou d’amis, poursuit-elle.

Son petit baume au cœur, c’est qu’elle n’a pas à diminuer les contacts ni avec son mari ni avec ses enfants puisque ces derniers sont en confinement depuis la fermeture des écoles, il y a quelques jours.

Il y a des gens qui sont dans des situations encore plus fragiles que moi, dit-elle avec philosophie. On a un excellent système de santé. Il faut écouter ceux qui nous parlent.

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