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Premier anniversaire du gouvernement Charest

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2004 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Aux quatre coins du Québec, des groupes sociaux, communautaires et syndicaux célèbrent à leur façon la première année de pouvoir du gouvernement de Jean Charest.

Un an jour pour jour après l'élection du gouvernement libéral de Jean Charest, le mouvement syndical, les groupes sociaux et communautaires ont souligné, mercredi, à leur manière ce premier anniversaire. Des manifestations orchestrées par le Réseau de Vigilance se sont déroulées un peu partout au Québec.

Les étudiants des cégeps ont déserté leurs cours, reprochant au gouvernement d'augmenter leur taux d'endettement. Des milliers de personnes se sont rendues vers midi devant l'Assemblée nationale du Québec afin de souligner leur mécontentement.

Les syndiqués ont déballé symboliquement mercredi matin un cadeau affiché sur un panneau publicitaire placé près de pont Jacques-Cartier à Montréal. La boîte contient une affiche de protestation offerte par les 280 000 membres de la centrale syndicale.

Selon le premier ministre, cette journée de protestation n'est qu'une occasion pour les syndicats de mettre la table en vue des prochaines négociations: « les syndicats sont en négociation de convention collective. Ils font leurs pressions parce qu'ils sont en négociation, on devrait le dire comme ça, tout simplement parce que c'est ça qu'il y a derrière les manifestations actuellement. »

Pour la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, cette action dépasse largement le contexte des négociations en cours pour le renouvellement du contrat de travail dans le secteur public, comme l'affirme le premier ministre : « faudrait pas que le gouvernement fasse de nouveau cette erreur d'évaluation. (...) Il s'agit d'une montée dans le mouvement social qui s'oppose aux politiques du gouvernement.»

Même le Conseil du patronat est très critique envers le gouvernement. Son président, Gilles Taillon, a déclaré au Réseau de l'information que les gens avaient raison d'être mécontents: «le budget a été décevant, il a y eu peu de réalisations pratiques. Il faut que le gouvernement revienne à son plan de match. (...) Il faut baisser les impôts et réorganiser l'État.»

Un an de pouvoir

Le 14 avril 2003, le Parti libéral prenait le pouvoir au Québec. Dès son discours inaugural du 4 juin, Jean Charest annonçait qu'il allait remplir ses promesses quoiqu'il arrive.

Dans les mois qui ont suivi, le gouvernement a pourtant renié son engagement sur les garderies en invoquant la situation difficile des finances publiques. Pour la même raison, d'autres engagements ont aussi été mis de côté. Ainsi, les urgences sont toujours engorgées.

L'automne dernier, les manifestations ont commencé à se multiplier contre le gouvernement et ses projets de loi controversés. Jean Charest et ses ministres bousculaient les gens en répétant qu'ils avaient un mandat. Puis sont arrivés les premiers sondages désastreux de janvier. Avec plus des deux tiers des Québécois insatisfaits de lui, le gouvernement Charest a d'abord paru hésitant puis, est devenu un adepte des consultations qui se multiplient depuis quelques semaines.

La première année libérale aura aussi été marquée par des problèmes de cohésion. Des ministres se sont contredits sur l'assurance-automobile, le Suroît et la privatisation de Télé-Québec, par exemple.

Quand il a fait le bilan de sa première année de pouvoir, le premier ministre a admis qu'il manquait d'argent pour réaliser, dans les délais prévus, sa promesse de réduire les impôts d'un milliard de dollars par année.

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