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COVID-19 : comment adopter un animal lors de la distanciation sociale?

Un husky est dans une cage et il regarde la caméra.

Les refuges animaliers à Toronto ont fermé leurs portes au public.

Photo : Radio-Canada / Sarah Pedneault

La Société protectrice des animaux de Toronto (THS) doit s’adapter, alors que les mesures d'isolement l’ont forcée à fermer ses portes aux visiteurs.

Depuis le 17 mars, la majorité des services de l’organisme sont suspendus, tout en maintenant la possibilité d'adopter.

Selon la responsable des communications Hannah Sotropa, la THS a dû mettre en place de nouvelles règles pour continuer d’offrir le service d’adoption, même s’il n’est plus possible de visiter les animaux sur les lieux du refuge.

La structure s’est assurée de mettre à jour la fiche en ligne de tous ses animaux disponibles, pour que tous les animaux à la recherche d’une maison puissent être vus par ceux qui souhaitent adopter.

Par la suite, la THS organise une entrevue téléphonique avec les candidats, ce qui remplace l’entrevue en personne à domicile qui a normalement lieu. Cette entrevue a aussi dû être modifiée afin d’inclure des questions sur l’état du domicile qui sera mis à la disposition de l’animal, selon Mme Sotropa.

Finalement, les demandeurs pourront avoir une séance de rencontre avec l’animal chez eux, après avoir cheminé dans le processus d’adoption sans avoir pu rencontrer leur futur compagnon.

Du côté des services animaliers de Toronto, les refuges sont aussi fermés au public et la plupart des fonctions reliées aux animaux domestiques et aux animaux errants sont suspendues.

Un coup important porté aux finances

Si les adoptions se poursuivent tant bien que mal, Hannah Sotropa concède que la situation actuelle est compliquée pour l’organisme.

Nous vivons une situation difficile et les premiers qui peuvent en souffrir ce sont les animaux, mais ceux-ci n’ont aucune idée de ce qui se passe et il est impossible de leur faire comprendre la distanciation sociale, explique-t-elle.

En raisons des mesures prises par la province et par la ville, la THS a dû annuler beaucoup d’événements de financement, comme des visites corporatives, des cliniques vétérinaires publiques ou encore des séances de yoga animalier organisés sur le territoire de la Ville Reine.

En plus de ces événements et de la baisse du nombre d’adoptions, la fermeture des portes rime aussi avec la fin des dons en personne qui sont faites par les visiteurs.

Avec la réduction des activités, la THS a aussi été forcée de mettre à pied des employés en attendant la fin de la crise. Selon Hannah Sotropa, l’organisme reste résilient face à la crise et à la perte de financement.

Plusieurs employés sont toujours en poste pour prendre soin des animaux qui sont présentement hébergés dans les refuges, selon l'organisme.

Pas de manque d’espace dans les refuges

Si le rythme des adoptions a quelque peu ralenti, la THS ne rapporte pas une hausse des abandons dans ses refuges.

La Société protectrice des animaux de Toronto craint en revanche que des personnes affectées financièrement par les mesures de distanciation sociale soient forcées de se départir de leur animal par manque de moyens.

Chat dans sa cage.

Aucune hausse du nombre d'abandons n'a encore été notée par la THS

Photo : Radio-Canada / Serge Clavet

Pour prévenir ce type d’abandons, la THS demande l’aide du public pour continuer de garder remplie sa banque alimentaire de nourriture pour animaux. Les dons en ligne sont toujours acceptés.

La structure distribue gratuitement de la nourriture pour les animaux des gens dans le besoin à l’aide de cette banque alimentaire.

Du côté des services animaliers de Toronto, on ne craint pas une surpopulation au sein des refuges pour animaux. La Ville a indiqué avoir les ressources et la nourriture nécessaires pour subvenir aux besoin des animaux hébergés dans les trois refuges opérés par eux.

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