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Non, retenir son souffle ne permet pas de détecter le coronavirus

Puisque les symptômes prennent environ 14 jours à apparaître et ne sont pas toujours graves, ce test se révèle inutile et dangereux.

Un texte avec des présumés conseils sur le coronavirus, avec le mot FAUX sur le texte.

Une publication qui circule en ligne affirme faussement qu'il faudrait retenir son souffle pour vérifier si l'on est infecté par le coronavirus.

Photo : Capture d’écran

Une publication virale qui circule sur les réseaux sociaux et par courriel prétend fournir un « simple test » pour savoir si l’on est atteint de la COVID-19. Ces conseils, tantôt attribués à des « médecins japonais », tantôt à des « experts de Taïwan » sont faux et même dangereux.

La publication, dont le texte exact varie d’une version à l’autre, propose un test à faire soi-même. On affirme qu’il faudrait respirer profondément et retenir son souffle pendant 10 secondes et que, si l’on y parvient sans tousser ou sans inconfort, cela voudrait dire qu'il n'y a pas de fibrose pulmonaire et donc pas d’infection par le SRAS-CoV-2.

On y affirme également que la période d’incubation est de 28 jours.

Le virus présent en l'absence de symptômes

La publication est fausse à plusieurs égards. Premièrement, la période d’incubation de la COVID-19 ne dépasse pas 14 jours, selon les experts. Durant cette période, la personne touchée est porteuse du virus sans le savoir, puisqu’elle ne présente aucun symptôme.

De plus, certaines personnes malades ne montreront que de faibles symptômes. Cela signifie que, même si l’on réussit le présumé test, on peut malgré tout être infecté par le coronavirus et être contagieux.

En outre, le dépistage du coronavirus ne peut se faire chez soi. Il s’effectue au moyen de tests de détection offerts dans des cliniques spécialisées. Ce test consiste à introduire une tige dans le nez du patient, puis l’échantillon prélevé doit être analysé en laboratoire.

Une silhouette de corps humain dessinée est associée aux symptômes les plus fréquents de la COVID-19.

Les symptômes les plus fréquents de la COVID-19 sont la fièvre, une toux sèche et de la fatigue.

Photo : Radio-Canada / Olivia Laperrière-Roy

Pas de lien avec la fibrose pulmonaire

La publication affirme également que les poumons des patients atteints de COVID-19 sont généralement à 50 % de fibrose [pulmonaire] lorsqu’ils se présentent à l’hôpital. Cela est faux.

Certaines personnes touchées par le coronavirus peuvent développer une pneumonie, soit une infection des poumons, mais la fibrose pulmonaire est une tout autre maladie. Il s’agit plutôt d’un durcissement des tissus des poumons, qui se développe sur plusieurs années et n’apparaît donc pas en 14 jours.

Selon la Fondation canadienne de fibrose pulmonaire (Nouvelle fenêtre), cette maladie peut se contracter à la suite d'un contact prolongé avec des polluants environnementaux, après des traitements comme la chimiothérapie, ou encore à cause de maladies auto-immunes. Elle n’est pas associée à des infections virales.

Un autre faux conseil

Le reste de la publication virale donne un autre conseil également douteux : celui qu’il faudrait boire de l’eau toutes les quinze minutes pour tuer le virus. Cette affirmation a été démentie par l’Organisation mondiale de la santé (Nouvelle fenêtre).

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