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Des détenus en liberté pour éviter de contaminer les prisons?

Des mains tiennent des barres dans une prison.

Le syndicat des agents correctionnels réclame des mesures pour éviter la propagation du coronavirus dans les prisons.

Photo : Shutterstock

Des centaines de criminels s'apprêtent à entrer en prison pour la fin de semaine, ce qui inquiète plusieurs personnes dans le milieu carcéral.

Ces gens-là ne doivent pas entrer, clame le président du Syndicat des agents correctionnels du Québec, Mathieu Lavoie.

Il somme le gouvernement de revoir sa position, dans le contexte de la pandémie et de ne pas obliger les personnes condamnées à des peines de fins de semaine à faire leur temps en prison, comme le veut l'expression populaire.

Le premier ministre Legault demande de ne pas faire de souper de famille, mais on est prêt à entrer 20, 30 personnes dans des bâtiments.

Mathieu Lavoie, président du Syndicat des agents correctionnels du Québec

Les gens condamnés à des peines de prison de 90 jours et moins peuvent demander de les purger à raison de deux jours par semaine.

Ces détenus, s'ils présentent des symptômes de la COVID-19, pourront obtenir une exemption de se présenter, mais seulement après avoir communiqué avec leur centre de détention, rappelle la direction du ministère de la Sécurité publique (MSP).

Les personnes de plus de 70 ans seront également exemptées, mais elles doivent obligatoirement appeler la prison pour en obtenir la confirmation d'abord.

Le président national du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec

Le président national du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec, Mathieu Lavoie

Photo : Radio-Canada

Il faut des mesures cohérentes, estime le président du syndicat, qui considère que le gouvernement ne réagit pas assez rapidement.

Il n'y a pour le moment, aucun cas de coronavirus rapporté dans la population carcérale du Québec.

Les détenus de fins de semaine ne sont pas en contact avec ceux qui purgent des peines plus importantes.

« Comme un feu de forêt »

La Ligue des droits et libertés va plus loin et demande au gouvernement de réduire considérablement la population carcérale.

L'organisme réclame entre autres la libération des détenus malades, des femmes enceintes et de tous les criminels de plus de 60 ans.

Le virus pourrait se propager comme un feu de forêt en raison de la surpopulation, a indiqué la porte-parole de la Ligue, Lucie Lemonde, par voie de communiqué.

La Ligue estime qu'il en va de la santé des détenus, mais également du personnel des centres de détentions.

Le service des communications du MSP réplique que les Services correctionnels du MSP suivent les recommandations de la santé publique dans le but d’assurer la sécurité des membres du personnel et des personnes incarcérées.

GIF expliquant la durée de vie du nouveau coronavirusAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Savez-vous combien de temps survit le virus sur différentes surfaces?

Photo : Radio-Canada

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