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Vendre ou acheter une maison au temps du coronavirus

Les acheteurs de maisons sont encore au rendez-vous et les visites se poursuivent malgré les mesures de distanciation sociale demandées par le gouvernement.

Panneau indiquant qu'une maison à vendre a été vendue.

Certains courtiers constatent une baisse de la demande.

Photo : Radio-Canada / Karine Mateu

Roseline Guevremont, agente immobilière pour Royal LePage Tendance, poursuit son travail, mais elle constate que la situation a changé.

Le sentiment que j'ai, en ce moment, c'est que les gens sérieux continuent de magasiner, mais les gens qui l'étaient peut-être un peu moins, qui voulaient peut-être acheter dans quelques mois, quelques années, ce sont des gens qui ont mis ça sur pause, affirme-t-elle.

Royal LePage a envoyé une série de recommandations à ses différentes franchises et demande, entre autres, l'annulation des visites libres.

On leur a demandé de ne plus faire de visites libres. Les visites libres sont à proscrire. Il faut limiter le plus possible les visites en général.

Dominic St-Pierre, vice-président et directeur général de Royal LePage pour la région du Québec
L'agente immobilière Roseline Guevremont parle au téléphone.

L'agente immobilière Roseline Guevremont.

Photo : Radio-Canada / Karine Mateu

Selon Roseline Guevremont, cette mesure n'est pas si simple à appliquer.

On va le déconseiller à nos clients, mais ce n'est pas nous qui choisissons, et c'est souvent le client qui va insister. Il y en a qui doivent vendre, mais on prend des mesures.

L'agente immobilière Roseline Guevremont

Elle demande aux visiteurs de nettoyer leurs mains avant et après les visites. Elle nettoie les rampes d'escalier et les gens doivent attendre à l'extérieur en gardant une certaine distance entre eux, assure-t-elle. Elle demande aussi aux vendeurs comme aux acheteurs potentiels s'ils ont des symptômes ou s'ils reviennent de voyage.

Gérer ses propres visites

Nadia, qui vend son condo dans Rosemont−La Petite-Patrie sans agent avec DuProprio, a décidé de poursuivre les visites, mais en prenant des précautions.

On avait mis à la disposition des visiteurs des masques, des gants, du Purell. Il n'y a pas eu de poignée de main. On se regardait, on souriait et on a arrêté ça là! On restait loin.

Nadia, propriétaire d'un condo

Elle a reçu, cette journée-là, dix offres d'achat.

Le porte-parole de chez DuProprio, Martin Desfossés, constate que les acheteurs sont malgré tout au rendez-vous.

On s’attend à ce que le marché ralentisse, mais cela va prendre encore un certain temps avant de voir une tendance. Nous sommes un peu aux crochets des futures annonces du gouvernement, notamment sur la durée de la période de confinement, dit-il.

Royal LePage note aussi une baisse de la demande.

On est chanceux que ce soit arrivé dans une période où le marché était le plus explosif, avec la plus grosse demande que j'avais jamais vue dans ma carrière, mais on voit déjà une baisse de la demande de 25 %.

Dominic St-Pierre, vice-président et directeur général de Royal LePage pour la région du Québec

Présentement, on réalise des transactions avec des gens qui ont besoin de se loger, avec des gens qui ont vendu il y a quelques mois et qui doivent déménager. Quand cette vague d'acheteurs va passer, on va avoir une accalmie. Par contre, il y aura des gens qui voient l'opportunité qu'il y a dans le marché, en ce moment, surtout avec les maisons à revenu, pour sécuriser leur capital, explique Dominic St-Pierre.

DuProprio et Royal LePage encouragent, toutes deux, la préqualification hypothécaire des acheteurs afin de réduire le nombre de visiteurs et suggèrent même de faire des visites virtuelles.

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