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COVID-19 : retour précoce des snowbirds au pays

Un homme et une femme assis sur des chaises à la plage.

Des Canadiens qui passent l'hiver dans des endroits chauds ont décidé de revenir plus tôt au pays en raison de la COVID-19.

Photo : AP / The Miami Herald/Marsha Halper

Radio-Canada

La pandémie de la COVID-19 met fin prématurément à l'exil hivernal de nombreux Canadiens. Plusieurs d'entre eux se pressent de rentrer au pays surtout en raison de l'avertissement lancé cette semaine par les autorités canadiennes.

Diane Malenfant comptait passer deux semaines de plus en Arizona avec son conjoint. Mais la résidente de Timmins, qui quitte la région chaque hiver, a entendu l’appel du gouvernement fédéral à rentrer au pays

Nos familles étaient inquiètes, et on voulait aussi passer cette épreuve avec elles. Il vaut mieux être avec nos compatriotes chez nous pour combattre [cette pandémie] ensemble, note-t-elle. 

André Filion et sa famille, originaires de Moonbeam, passaient leur deuxième hiver consécutif en Arizona. Ils ont toutefois plié bagage au début de la semaine après avoir reçu un ultimatum de 10 jours de la part de leur assureur. 

On ne s’est pas posé la question de savoir si on devrait rester, parce que les frais médicaux sont excessivement élevés aux États-Unis. Donc on a décidé de partir.

André Filion, résident de Moonbeam

Mais d’autres citoyens canadiens préfèrent tout de même prendre leur temps, comme Lise St-Denis de Sudbury. Le parc où elle se trouve en Floride avec sa famille a annulé toutes les activités, explique-t-elle, et les rues sont vides

C’est très inquiétant surtout pour une communauté de l’âge de 55 ans et plus, indique-t-elle, en faisant référence à la démographie du parc. 

Pour nous, Canadiens, c’est encore plus inquiétant, parce que oui, le Canada nous a demandé de revenir et j’y crois fermement, mais la grande inquiétude, c’est le manque de transport public, souligne Mme St-Denis. 

Elle estime que les personnes voyageant en voiture sont confrontées, elles aussi, à des défis de taille, étant donné l’incertitude entourant la disponibilité de certaines infrastructures le long des trajets comme les hôtels et les stations d’essence. 

La famille St-Denis se réjouit du fait qu’elle pourra tout de même traverser la frontière, désormais fermée aux étrangers, et a opté pour un retour à la fin du mois de mars, le temps de voir l’évolution de la situation aux États-Unis.  

On se prépare. On va apporter des couvertures, des oreillers pour dormir dans la voiture au besoin. On va apporter de la nourriture pour ne pas être obligés de s’arrêter à des restaurants et ainsi de suite. On a vraiment hâte d’être au Canada chez nous.

Lise St-Denis, résidente de Sudbury

Elle assure avoir compris les directives des autorités de santé publique en ce qui concerne l’isolement. 

Lorsque nous arriverons au Canada, on sait qu’on doit se garder en quarantaine pour au moins deux semaines. Mais notre intention est de se mettre en quarantaine pendant plus longtemps, parce qu’il y a tellement d’inconnues avec ce virus qu’on ne veut vraiment pas mettre les gens à risque, conclut-elle.

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