•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Coronavirus : Québec adopte un plan de 2,5 milliards pour les entreprises

Le gouvernement encourage aussi les Québécois à favoriser l'achat local en ces temps difficiles.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
M. Fitzgibbon en conférence de presse.

Le ministre de l'Économie et de l'Innovation du Québec, Pierre Fitzgibbon.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Radio-Canada

Deux jours après avoir présenté une série de mesures économiques destinées aux particuliers touchés par la pandémie, le gouvernement Legault dévoile un plan de 2,5 milliards de dollars pour soutenir le milieu des affaires.

Le programme d'aide dévoilé par le premier ministre, François Legault, le ministre des Finances, Eric Girard, et le ministre de l'Économie, Pierre Fitzgibbon, vient compléter les mesures annoncées plus tôt cette semaine par le gouvernement fédéral.

Le ministre Fitzgibbon a notamment parlé de prêts et de garanties de prêts d'un minimum de 50 000 $ à des taux très avantageux pour soutenir le fonds de roulement des entreprises de tous les secteurs d'activité.

Le programme est déjà en place, a précisé le ministre Fitzgibbon, et Investissement Québec a reçu à ce jour plus de 600 demandes.

Le montant initial de 2,5 milliards de dollars annoncé jeudi pourrait devenir plus important si nécessaire, a ajouté M. Fitzgibbon, qui a admis que certains secteurs de l'économie étaient davantage menacés (restauration, tourisme, hôtellerie, aéronautique, etc.).

Les deux hommes en conférence de presse.

Le ministre des Finances du Québec, Eric Girard (gauche), et le premier ministre, François Legault (droite)

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Les demandes d'aide seront soumises à certains critères. Les entreprises devront notamment faire la démonstration d'un lien de cause à effet par rapport à l'épidémie de coronavirus, en plus de démontrer une viabilité postpandémie.

Les conditions des prêts déjà accordés seront également assouplies, a précisé le ministre.

Les mesures de soutien seront incorporées aux programmes existants afin de favoriser une plus grande efficacité.

Elles s'ajouteront à celles annoncées plutôt cette semaine concernant le paiement des acomptes provisionnels et des impôts des entreprises, qui a été suspendu jusqu’au 31 juillet prochain, ce qui devrait permettre de libérer plus de 3,2 milliards de dollars de liquidités.

Les entreprises souffrent, reconnaît Legault

Car la priorité du premier ministre Legault a beau être accordée à la santé publique, il ne faut pas négliger une autre bataille, qui va être très importante, qui va être très dure aussi : la bataille économique. On ne peut pas le nier, actuellement, qu'il y a beaucoup d'entreprises qui souffrent..

Mais la crise ne sera que temporaire, a ajouté M. Legault. À un moment donné, l'économie va repartir – on ne sait pas quand, on sait que ça ne sera pas dans les prochaines semaines, [que] ça va prendre un certain nombre de mois –, donc il faut que les entreprises fassent le pont. Et le gouvernement sera là pour les aider, a-t-il promis.

On ne pourra pas sauver toutes les entreprises, [mais] on va essayer de faire le maximum qu'on est capable de faire, avec des marges de manœuvre qui, heureusement, sont importantes.

François Legault, premier ministre du Québec

M. Legault a en outre encouragé les Québécois à favoriser l'achat local dans les prochains mois.

Il s'agissait de la deuxième apparition publique du premier ministre jeudi. Plus tôt dans l'après-midi, il avait exhorté les Québécois à limiter les déplacements interrégionaux non essentiels.

Par ailleurs, le gouvernement Legault s'est montré peu inquiet pour l'avenir du Cirque du Soleil, qui a annoncé jeudi la mise à pied de 4679 personnes, soit 95 % de son personnel.

Pour l'instant, la Caisse de dépôt et placement du Québec – qui a récemment racheté les parts de Guy Laliberté dans l'entreprise – n'en est pas à réévaluer sa participation dans le capital de la multinationale du divertissement, selon le ministre Fitzgibbon.

Ce dernier a toutefois admis qu'il songeait à une intervention financière afin de permettre au Cirque d'avoir accès à des liquidités à court terme.

Avec les informations de La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !