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Frontière fermée : des snowbirds acadiens tentent de revenir au bercail

couple qui prend un selfie

Aurel Schofield et sa conjointe vont en voiture en Floride à chaque année.

Photo : Radio-Canada

L’éventualité de la fermeture de la frontière canado-américaine était sur toutes les lèvres, mais Justin Trudeau a finalement prononcé les mots fatidiques mercredi. La frontière canado-américaine est fermée et « la mesure durera autant que ce sera nécessaire », a-t-il déclaré.

Aurel Schofield, un médecin retraité du Nouveau-Brunswick, suivait attentivement les informations, depuis sa seconde résidence en Floride. Avec les événements et les annonces des derniers jours, on avait commencé à considérer sérieusement à revenir, relate-t-il. La nouvelle a tout changé.

Maintenant, c’est clair qu’on va retourner [au Nouveau-Brunswick]. On veut être chez nous. Nos familles et nos amis sont inquiets. C’est le temps de rentrer au pays.

Aurel Schofield

La fermeture de la frontière a eu l’effet d’une tonne de briques pour ceux qui s’étaient évadés du Canada à la recherche de chaleur et de repos. Mais les prochains jours risquent d'être tout sauf reposants. Les snowirds devront entasser leurs effets personnels dans leur voiture et prendre la route, direction les Maritimes.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

On a pris la décision il y a un peu plus de 24 heures de retourner. Mais là, on a vu qu’il y avait un exode assez important de touristes, raconte le snowbird.

Véritable sauve-qui-peut

La nouvelle a créé un vent de panique chez les snowbirds, rapporte Aurel Schofield.

Les amis de M. Schofield lui racontaient qu’il y avait plus de plaques ontariennes et québécoises que floridiennes sur les autoroutes américaines en direction du Canada depuis l’annonce de Trudeau.

Les Ontariens et les Québécois retournent en masses à la maison. On veut s’assurer aussi de notre sécurité sur la route. On va attendre un peu que le rush diminue, explique Aurel Schofield.

Colette et Paul Fortier ont décidé, eux, de plier bagage sans plus attendre. La compagnie d’assurance du couple l'a contacté pour l'informer qu’elle mettait un terme à la couverture. Colette Fortier raconte que la compagnie leur a annoncé : Vous avez dix jours pour revenir au Canada.

Il ne leur restait donc plus que quelques jours pour rentrer au pays, sans quoi leurs soins de santé ne seraient pas couverts.

Une gestion de crise « catastrophique » aux États-Unis

Si la fermeture de la frontière a convaincu les Fortier de partir, c'est surtout la gestion de la pandémie aux États-Unis qui les préoccupaient.

On aime mieux notre système de santé ici [au Nouveau-Brunswick] que celui là-bas.

Colette Fortier

Aurel Schofield s'est dit lui aussi préoccupé par gestion de crise de nos voisins du Sud. Vu la situation ici en Floride avec le taux de contamination qui augmente de façon phénoménale, on trouve que les gens ne prennent pas les dispositions nécessaires ou commencent à les prendre seulement maintenant. Il y a aussi beaucoup de messages inconsistants en termes de protection personnelle et protection publique.

couple devant une voiture

Paul et Collette Fortier habitent à Dieppe au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Peu de mesures à la frontière

Quand Colette et Paul Fortier ont traversé la frontière, ils ont été étonnés de constater qu’aucun test de dépistage ou prise de température n'était effectué. Ils auraient pu entrer contaminés au pays, déplorent-ils.

Quand on ne peut même pas savoir si on l’a ou non, c’est un peu inquiétant.

Colette Fortier

Le couple de Dieppe est arrivé au Canada jeudi, quelques heures après que premier ministre eût annoncé la fermeture complète de la frontière.

Paul et Colette sont maintenant de retour à Dieppe et sont en isolement pour une période de 14 jours. Quant à Aurel Schofield, il affirme qu’il compte quitter les États-Unis dès vendredi.

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