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David Gauder-Lerer, un artiste polyvalent à la curiosité insatiable

Des milliers d’élèves et d’étudiants de la région sont actuellement en relâche ou en congé forcé. Parmi ces jeunes s’exprime une relève artistique étonnante. Que jeunesse se passe? Non, qu’elle s’éclate!

Un homme jouant de la trompette.

Le musicien et improvisateur David Gauder-Lerer

Photo : Radio-Canada / Stéphanie Rhéaume

Stéphanie Rhéaume

À 17 ans, David Gauder-Lerer a de l’énergie à revendre. Entre le comité de la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO), l’équipe d’impro, le théâtre musical et la musique, l’adolescent explore toutes les voies possibles pour s’exprimer et étancher sa soif de connaissances.

Il n’y a pas invention au monde plus grandiose que la musique pour David Gauder-Lerer. Il carbure tout particulièrement à cette forme d’art, lui qui joue pas moins de 10 instruments.

Chaque matin, il entreprend la journée avec discipline, en suivant un ordre précis. Et ça commence impérativement en écoutant de la musique. Peu importe ce qui lui tombe sous la main.

La musique, c’est quelque chose de fantastique. On a plein de langues dans le monde : le français, l’anglais, l’arabe... Ces langues permettent de communiquer des émotions. Il manque [pourtant] encore quelque chose, soutient avec conviction le jeune homme aux origines polonaises et égyptiennes.

Les mélodies qui ponctuent l’environnement sonore du mélomane viennent combler ce vide.

Un homme souriant dans un couloir d'école.

Avec la musique, David Gauder-Lerer a trouvé un moyen d’expression unique en son genre.

Photo : Radio-Canada / Stéphanie Rhéaume

La musique permet de nous exprimer de manière tellement plus pure que ce que les mots peuvent communiquer.

David Gauder-Lerer, musicien

Tous les jours, le musicien polyvalent consacre au moins trois heures et demie à écouter, jouer et composer de la musique.

Un geek assumé

Un homme qui joue du piano devant un mur rempli d'affiches de spectacles.

Le piano demeure l’instrument de prédilection de David Gauder-Lerer.

Photo : Radio-Canada / Stéphanie Rhéaume

C’est sa grande curiosité qui l’amène à développer cette passion quasi dévorante.

À trois ans, David apprend d’abord les rudiments du piano avec sa grand-mère, professeure de musique. La rigidité de l’enseignement classique lui déplaît au premier abord.

Il revient cependant à cet instrument quelques années plus tard. Le piano devient peu à peu son grand complice. Le garçon apprivoise le clavier en regardant des vidéos d’analyse de musique de jeux vidéo. Un monde de possibilités, d’improvisation et de liberté s'ouvre alors à lui.

Il y a tant de choses à apprendre. Je ne pense pas que je pourrais être rassasié si je faisais seulement une chose, confie David, qui officie comme claviériste au sein de la formation ottavienne Sparrow’s Valley.

Les arts un peu, beaucoup, passionnément…!

Se contenter de jouer du piano, de l’accordéon, de la batterie, de la basse, de la guitare, de l’harmonica, du mélodica, du synthétiseur, de la trompette? Bien peu pour lui! David Gauder-Lerer préfère multiplier les cordes à son arc.

Un homme qui joue de la trompette.

David Gauder-Lerer joue pas moins de 10 instruments de musique.

Photo : Radio-Canada / Stéphanie Rhéaume

Membre de la troupe d’improvisation les Faux-Cons à l’école secondaire catholique Franco-Cité, David affectionne aussi l’excentricité propre à cette joute théâtrale.

J’aime prendre des situations normales et assez banales et y insérer un personnage qui n’aurait aucun bon sens. J’aime jouer avec la folie, s’amuse le comédien qui répétait jusqu’à tout récemment pour le rôle de Kenickie dans la comédie musicale Grease à l’école.

Et si entre musique et improvisation, son coeur ne balance pas, c'est que David y voit des manières complémentaires de s'exprimer.

La musique, c’est libre et plus profond. L’impro, c’est joyeux et rigolo. Chaque manière de s’exprimer à ses forces émotionnelles. [...] Les arts, ça me libère de mes émotions, poursuit-il. Plutôt que de parler, je trouve plus facile de jouer mes émotions. Je trouve que ça me libère en tant que personne.

Contre toute attente, David compte entreprendre des études en finances, l’an prochain, à l’université. Méthodique, le jeune homme a tout prévu.

Lorsque j’aurai mon bac, à ce point-là, je vais me sentir confortable de donner tout mon temps à la musique, car je vais avoir un plan B, élabore David avec une lucidité désarmante.

Et ensuite? Je deviens rock star!, s’exclame-t-il avec enthousiasme.

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