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La distanciation sociale stimule l'entraide et les rapprochements communautaires à Ottawa

Abbis Mahmoud devant des boîtes de denrées et une équipe de bénévoles.

Abbis Mahmoud (au centre) a tenu à récolter des dons en nourriture et en argent pour aider les personnes les plus touchés par la pandémie de coronavirus.

Photo : Andrew Craig

CBC

Alors que les autorités de santé publique soulignent jour après jour l’importance de la distanciation sociale, des Ottaviens créent des rapprochements avec de petits gestes de solidarité pour venir en aide aux personnes les plus durement touchées par les contrecoups de la pandémie.

À l’heure où règne l’isolement social, chaque petit geste compte pour entretenir un esprit de communauté. C’est ce qui a poussé Rachel Eugster, qui gère une infolettre locale dans le quartier Hintonburg à Ottawa, à recruter des gens de son voisinage pour venir en aide aux personnes les plus vulnérables.

Les gens proposent de promener les chiens des autres, d’aller chercher des prescriptions, d’aller faire les courses, ou tout simplement de passer un coup de fil pour remonter le moral, a-t-elle relaté à CBC.

Une voisine a même proposé de s’arrêter devant les maisons des personnes confinées et de leur envoyer la main en souriant avec son bébé.

Rachel Eugster

Mme Eugster s’est dite touchée par l’élan de solidarité dans sa communauté malgré la pression considérable que la situation peut exercer sur la vie quotidienne des gens. Le groupe nouvellement formé porte également une attention particulière aux aînés qui ne surfent pas sur Internet.

Un autre groupe, Caremongering Ottawa, a pu recruter plus de 3000 membres en un peu moins d’une semaine d’existence. Une des administratrices de cette communauté numérique, Maria-Hélèna Pacelli, a indiqué que l’offre de services d’aide en tout genre excède même la demande.

Grâce au groupe, les personnes ayant besoin de certaines ressources essentielles ont pu trouver ce dont elles avaient besoin, comme une mère qui a par exemple pu mettre la main sur de la nourriture pour son bébé, a expliqué Mme Pacelli. 

Je devais faire quelque chose

Abbis Mahmoud, propriétaire du groupe de restaurants et de bars Dreammind, a utilisé son réseau de contacts pour rassembler de la nourriture à distribuer aux aînés et aux autres citoyens plus vulnérables, même s’il a dû lui-même fermer boutique pour se conformer aux consignes de santé publique ontariennes.

Les gens devraient arrêter de se soucier de leurs factures et se concentrer sur les besoins de leur communauté, a souligné M. Mahmoud, qui a distribué l’équivalent de 45 000 $ de denrées en plus d’avoir récolté environ la même somme en dons monétaires.

Je devais faire quelque chose, alors j’ai décidé de commander et de payer pour de la nourriture à distribuer. Les choses se sont bousculées et j’ai rapidement perdu le contrôle de la situation, a-t-il relaté. 

M. Mahmoud a arrêté d'accepter des dons mercredi en mi-journée afin de pouvoir se consacrer à la préparation et à la livraison de denrées.

Les groupes établis ont aussi besoin d’un coup de main

Centraide offre du soutien aux groupes communautaires, aux banques alimentaires et à d’autres organismes qui doivent continuer d’assurer un service malgré la pandémie. 

Le président-directeur général du chapitre est ontarien de Centraide, Michael Allen, a souligné que certains groupes ont besoin de relève bénévole pour assurer la pérennité des services. 

L’âge moyen des bénévoles est de 70 ans chez certains organismes. Ils veulent faire tout en leur pouvoir pour remplacer les bénévoles en confinement et accroître leur bassin de personnes a-t-il expliqué.

Le Centre de détresse de la région d’Ottawa (The Distress Centre of Ottawa, NDLR) a vu son volume d’appels augmenter de manière importante depuis le début de la pandémie. Selon M. Allen, l’organisme devra peut-être décentraliser son centre d’appels. 

Dans ce contexte, les groupes informels qui se forment spontanément ont une valeur « inestimable », selon M. Allen, mais il a tenu a rappelé l’importance des associations qui comblent des besoins en tout genre dans la communauté à l’année.

Ce ne sont pas les mêmes défis que ceux qui se présentent en cas de catastrophe naturelle, comme remplir des sacs de sable ou nettoyer les zones sinistrées , a-t-il indiqué.

Avec les informations de Matthew Kupfer

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