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Image provenant d'un microscope électronique du coronavirus SARS-CoV-2

Image provenant d'un microscope électronique du coronavirus SARS-CoV-2

Photo : Associated Press

Sur les réseaux sociaux, l’idée selon laquelle le printemps et l’été auront raison de la pandémie continue à circuler. Pourtant, les faits nous indiquent que la chaleur ne fait pas le poids face à la COVID-19.

Beaucoup de gens pensent que le nouveau coronavirus s’en ira en avril avec la chaleur [...] d’ici avril ou au cours du mois d’avril, la chaleur tuera ce genre de virus.

Donald Trump, 10 février 2020

Cette déclaration, le président américain la regrette peut-être déjà. Mais depuis, l’équipe des Décrypteurs a reçu de nombreux courriels sur l’effet prétendument bénéfique des températures chaudes sur l’arrêt de la propagation de la COVID-19.

Cette croyance émane en grande partie du fait que la prévalence de la grippe saisonnière (influenza) coïncide davantage avec les températures plus froides et l’isolement naturel qui en découle. Méfions-nous de ce parallèle, préviennent bon nombre d’experts.

Il faut éviter de faire ce parallèle et penser que ce virus-là va agir de la même façon que la grippe saisonnière. Actuellement, les données semblent démontrer tout à fait le contraire

Benoît Barbeau, professeur de sciences biologiques, UQAM

De manière générale, il est vrai que la présence de soleil et d’air humide fait en sorte que le virus est moins stable dans l’environnement. Mais attention, les risques de transmission ne sont pas éliminés pour autant.

La transmission par contacts va être beaucoup moins efficace, mais la transmission par gouttelettes va toujours aussi bien fonctionner, note la Dre Caroline Quach-Thanh, pédiatre, microbiologiste et infectiologue au CHU Sainte-Justine.

À preuve, notons que la COVID-19 semble s’adapter plutôt bien à des températures tropicales ou subtropicales. Au moment d’écrire ces lignes, le virus est présent dans 8 pays d’Asie du Sud-Est, 35 nations africaines et 25 pays d’Amérique latine et des Caraïbes (Nouvelle fenêtre).

Même si les connaissances scientifiques sur ce nouveau virus sont encore embryonnaires, il serait risqué de penser qu’une fois le virus exposé à la chaleur, les risques de contagion s’estompent comme par magie.

Au contraire, ça va faire en sorte qu’on pourrait être trop confiant et négliger les mesures de sécurité de base, prévient Benoît Barbeau.

D’ailleurs, cette prudence sera peut-être de mise bien au-delà de la belle saison, car le virus pourrait sévir encore un bon moment. Est-ce que ça va revenir à l’automne? Assurément. L’été, il y a souvent une accalmie, mais ça ne veut pas dire que tout s’en va, soutient la Dre Quach.

En somme, alors que des experts du monde entier se familiarisent à la vitesse grand V avec le nouveau virus et sa dynamique virale, jouons de prudence et armons-nous de patience.

Pendant l’été, je pense qu’on va pouvoir relâcher un peu les mesures parce qu’on ne pourra pas tenir à ce rythme-là pendant 9 mois, c’est impossible. Mais c’est possible qu’à l’automne, on soit obligés de renouer avec certaines mesures.

Dre Caroline Quach-Thanh, pédiatre, microbiologiste et infectiologue au CHU Sainte-Justine

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