•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

COVID-19 : la pandémie n'atteindrait pas son pic avant beaucoup de semaines en Alberta

Une serveuse désinfecte une table dans un restaurant.

Les mesures d'éloignement social pourraient être en place en Alberta pendant de nombreux mois.

Photo : Radio-Canada / Matisse Harvey

Radio-Canada

Les mesures de contrôle de la pandémie de COVID-19 pourraient être en place jusqu’à la fin du mois de mai, selon le premier ministre de l’Alberta, Jason Kenney, et la médecin hygiéniste en chef de la province, la Dre Deena Hinshaw.

Lors de sa conférence de presse quotidienne, mercredi, la Dre Hinshaw a expliqué que des modèles prévisionnels avaient été établis en projetant la courbe d’évolution de la pandémie dans d’autres pays du monde comme la France, l’Italie et la Grande-Bretagne. 

Nous présumons que nous allons pouvoir contrôler la transmission du virus et, à ce moment, notre prévision est d’un pic vers la mi-avril, a affirmé Deena Hinshaw.

Deena Hinshaw parle au podium. L'interprète traduit en langue des signes.

La Dr Deena Hinshaw, accompagnée d'un interprète de la langue des signes, explique que près de 15 000 Albertains ont été testés pour la COVID-19.

Photo : Radio-Canada

Le premier ministre de l’Alberta, Jason Kenney, a lui aussi parlé d’un sommet des cas dans une période allant de quatre à cinq semaines.

Une nouvelle vague possible à l’automne

S’il s’est réjoui de ne pas déplorer de mort dans la province causée par le nouveau coronavirus, M. Kenney n’a pas caché qu’il était peu optimiste. 

Espérons que nous soyons chanceux. [...] Espérons que nous atteignions le pic plus tôt et que cela touche moins de personnes que prévu. Mais, pour être réaliste, étant donné la vitesse [de la propagation] de la maladie dans le monde, nous pouvons nous attendre à ce que [la COVID-19] soit une vraie menace de santé publique pour au moins deux ou trois mois, a-t-il dit en conférence de presse.

La médecin hygiéniste en chef a aussi bien précisé qu’il pourrait y avoir une deuxième vague de transmission de la maladie à l’automne, comme c’est souvent le cas avec les maladies virales telles que la grippe.

Pour sauver des vies, j’ai dû faire des recommandations qui privent de nombreux Albertains de leurs moyens de subsistance pour des semaines et des mois. Il n’y a pas de solutions faciles à notre situation, a-t-elle évalué.

Des hôpitaux prêts

Si les prévisions de durée de la maladie peuvent être un coup dur au moral, les autorités sanitaires ont tenu à rassurer les Albertains qu’ils étaient prêts à faire face à un afflux de cas.

Une infirmière tient dans ses mains des tubes attachés à un respirateur artificiel.

Les respirateurs artificiels peuvent sauver la vie des patients qui ont contracté le nouveau coronavirus et dont les poumons se fatiguent à force de respirer sans l'aide d'une machine (archives).

Photo : Associated Press / Mike Derer

Selon Santé Alberta, la province est bien équipée en respirateurs artificiels. Cinquante respirateurs supplémentaires sont également en route.

De nouvelles mesures ont été mises en place aux urgences. Un système de triage permet de séparer les cas potentiels de COVID-19 des autres, a expliqué Shazma Mithani, urgentologue à l’Hôpital Royal Alexandra d’Edmonton.

Santé Alberta travaille également à préparer des plans de contingence pour s’assurer d’avoir assez de places en cas de vague d'hospitalisation de personnes. Des médecins et des infirmières retraités pourraient également retourner au travail.

Avec des informations de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !