•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le syndicat des fonctionnaires demande à Sherbrooke de fermer ses comptoirs de service

L'hôtel de ville de Sherbrooke en mars 2017.

L'hôtel de ville de Sherbrooke

Photo : Radio-Canada / ICI Estrie/Carl Marchand

Radio-Canada

Le Syndicat des fonctionnaires municipaux et professionnels de la Ville de Sherbrooke (SFMP) demande la fermeture immédiate des comptoirs de service en cette période de crise de la COVID-19.

Pour Gaétan Desnoyers, conseiller syndical pour le SFMP, la décision de la Ville de maintenir ses services au public est irresponsable et met en danger la santé des employés et des citoyens de Sherbrooke.

Dès demain matin, le syndicat va recommander à ses membres qui sont en contact avec le public d’exercer leur droit de refus prévu à l’article 12 de la Loi sur la santé et la sécurité du travail. Il n’est pas acceptable que l’on mette en jeu la santé de nos membres une journée de plus, dénonce M. Desnoyers.

Selon cet article, il est stipulé qu’un travailleur a le droit de refuser d’exécuter un travail s’il a des motifs raisonnables de croire que l’exécution de ce travail l’expose à un danger pour sa santé, sa sécurité ou son intégrité physique ou peut avoir l’effet d’exposer une autre personne à un semblable danger.

Prendre l’exemple sur d’autres villes

Gaétan Desnoyers explique que le SFMP demande à la Ville de Sherbrooke, depuis le début de la semaine, d’imiter d’autres villes comme Montréal, Québec, Magog ou encore Victoriaville, qui ont fermé leurs comptoirs de service au public. Ces villes ont demandé aux citoyens de communiquer avec elles par téléphone ou par courriel, souligne-t-il.

Malheureusement, depuis le début de la semaine, la Ville s’entête à refuser cette demande sous des prétextes qui sont difficiles à comprendre en disant que ce n’est pas ce que le gouvernement veut. D’autres villes n’ont pas attendu pour le faire, poursuit-il.

Ça va totalement à l’encontre de ce que le gouvernement suggère. Tout le monde suit ce que le gouvernement demande, sauf la Ville de Sherbrooke.

Gaétan Desnoyers, conseiller pour le Syndicat des fonctionnaires municipaux et professionnels de la Ville de Sherbrooke

M. Desnoyers regrette que la Ville de Sherbrooke continue à maintenir sa décision. On demande un peu de leadership au maire et à son administration, lance-t-il.

Il dit passer ses journées à répondre à des courriels d’employés municipaux inquiets pour leur santé, car ils travaillent en contact avec les citoyens. Il y a un visiteur qui a toussé au visage de l’une de nos employées juste pour rire. On ne peut pas endurer des choses comme ça, s’insurge-t-il.

Sur son site Internet, la Ville de Sherbrooke recommande à tous ceux qui veulent communiquer avec l’un de ses services de le faire par téléphone, par courriel ou par la poste. Si vous devez néanmoins vous déplacer physiquement dans l’un de nos bureaux, nous vous demandons de respecter les règles d’hygiène, peut-on y lire.

La Ville de Sherbrooke s'est contentée de répondre dans un message envoyé à Radio-Canada Estrie qu'un point de presse est prévu à l'agenda, jeudi.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Estrie

Politique municipale