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Physiothérapie : seuls les cas urgents traités au Québec

Un physiothérapeute touche un écran tactile. Elle discute avec une patiente.

Plusieurs types de consultations se prêtent bien à un appel en vidéoconférence, mais pour des raisons de confidentialité, les cliniques de physiothérapie doivent s’être dotées de plateformes sécurisées pour ce faire.

Photo : Radio-Canada

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

COVID-19 oblige, les traitements de physiothérapie se feront rares au Québec dans les prochaines semaines. Au moins jusqu’au 30 mars, seuls les rendez-vous jugés urgents seront permis dans les cliniques de physiothérapie, dont plusieurs offriront toutefois des services de téléconsultation.

Chez PCN Physiothérapie, qui compte une quinzaine de cliniques dans la grande région de Québec, l’équipe avait un nouveau modus operandi, mercredi, conformément aux recommandations de l’Ordre professionnel de la physiothérapie du Québec. 

Une note envoyée lundi précisait que les rendez-vous « non urgents » jusqu’au 30 mars 2020 devraient être reportés, de même que tous les rendez-vous avec les clients de 70 ans et plus, à de rares exceptions près. 

« On a centralisé nos opérations et on a des agents au service à la clientèle qui répondent au téléphone. Quand le patient semble présenter un cas urgent, il va être transféré à un physiothérapeute d’expérience qui lui va faire le triage », explique le copropriétaire, Jean-Philippe Boivin.

« Le but, c’est d’essayer de ne pas voir de gens ici en clinique pour participer à l’effort collectif. »

Éviter d’engorger les hôpitaux

Si une offre de services urgents est tout de même maintenue pour les patients avec des limitations importantes et pour les suivis postopératoires, notamment, c’est pour éviter que ces derniers décident de se présenter à l’hôpital après avoir échoué à obtenir un rendez-vous en clinique privée.

« On ne veut pas que ces gens-là se retrouvent à aller encombrer le système de santé, qui a déjà beaucoup d’autres choses à faire. En plus qu’en fréquentant ces lieux-là qui risquent de recevoir des patients malades, il y aurait pour eux un risque de contamination accru », explique Denis Pelletier, président de l’Ordre professionnel de la physiothérapie du Québec. 

Même son de cloche pour les rendez-vous avec les patients de 70 ans et plus, à qui le gouvernement provincial demande de rester chez eux. Ils sont à éviter autant que possible, mais il est dans certains cas préférables qu’ils consultent un physiothérapeute dans une clinique privée plutôt que de se rendre à l’hôpital.

« Une urgence, c‘est une urgence, quel que soit l’âge. Si une personne de 72 ans fait une mauvaise chute, se blesse et ça touche le domaine musculo-squelettique, la clinique de physiothérapie va accepter cette personne-là, mais on va prendre des mesures particulières pour ne pas la faire attendre dans une salle d’attente », poursuit M. Pelletier. 

La téléconsultation, une solution?

Évidemment, les rendez-vous jugés non urgents risquent d’être reportés même après le 30 mars, admet Denis Pelletier. Comme les instances gouvernementales, son organisation suit l’évolution de la COVID-19 dans la province de jour en jour. Plusieurs patients pourraient toutefois être traités malgré tout, en téléconsultation, une pratique pour laquelle l’Ordre professionnel de la physiothérapie du Québec a publié un guide il y a deux ans. 

Plusieurs types de consultations se prêtent bien à un appel en vidéoconférence, mais pour des raisons de confidentialité, les cliniques de physiothérapie doivent s’être dotées de plateformes sécurisées pour ce faire. 

Chez PCN, Jean-Philippe Boivin estime qu’une plateforme sur le site internet de l’entreprise sera fonctionnelle d’ici le début de la semaine prochaine. « On va être en mesure d’offrir ce service-là en priorité aux gens qui sont déjà en suivi chez nous et éventuellement à l’ensemble de la population dans la province. »

Dans certains cas, même les physiothérapeutes ne disposant pas d'une telle plateforme pourront vraisemblablement faire des consultations au moyen d'applications plus traditionnelles comme Skype ou Facetime, explique Denis Pelletier.

« Dans un contexte exceptionnel, on met en place des mesures exceptionnelles. On va certainement être plus tolérant. »

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