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Des jeunes disent avoir compris le message de François Legault concernant les partys

Deux hommes et une femme assis à une table en conférence de presse devant des drapeaux fleurdelisés.

Horacio Arruda, directeur de la santé publique du Québec, François Legault, premier ministre et Danielle McCann ministre de la Santé et des Services sociaux

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Ismaël Sy

Situées à proximité d’un Cégep et d’une école secondaire, les Promenades Gatineau grouillent habituellement d’adolescents et de jeunes adultes. Outre ceux qui travaillent dans les quelques boutiques toujours ouvertes, rares sont les jeunes qui fréquentent encore le centre commercial.

C’est justement le public que visait le premier ministre du Québec, François Legault, lorsqu’il a rappelé aux Québécois que « ce n’est pas le temps de faire des partys » en conférence de presse, mardi.

M. Legault a notamment demandé l’aide des personnalités publiques populaires auprès des jeunes pour convaincre ceux-ci de rester à la maison.

Je trouve que c’est une bonne chose. Le virus, ce n’est pas lui qui se propage, c’est nous qui le propageons, affirme Rayan Cannenterre, un jeune homme de 19 ans qui se trouvait aux Promenades Gatineau pour un quart de travail.

J’ai entendu quelques personnes dans mon entourage qui disent qu’il n’y a pas de cas à Gatineau et que du coup, on peut faire ce qu’on veut. Comme partout, il y a toujours des gens qui ne comprennent pas, reconnaît-il.

Quelques heures après l'entrevue, une première personne a reçu un diagnostic positif à la COVID-19 en Outaouais.

Un centre commercial vide

Les Promenades Gatineau ne sont pratiquement plus fréquentées par les jeunes, à qui s'est adressé directement le premier ministre du Québec.

Photo : Radio-Canada / Ismaël Sy

Je pense que c’est une bonne idée qu’ils mettent cette restriction-là, parce que sinon les jeunes vont peut-être se contaminer entre eux et après ils retournent dans leur famille et ça les met à risque, avance pour sa part Cassandra Chamberland, une adolescente rencontrée dans le centre commercial.

Sur les médias sociaux, elle a pu constater que certains jeunes continuent de se rassembler malgré les consignes de distanciation sociale des autorités publiques.

Il y a un groupe de gars que je connais qui se tiennent tous ensemble, mais là je pense que leurs parents leur ont dit de se séparer, précise-t-elle.

Ils veulent juste avoir du fun et continuer à vivre leur vie. Ils se disent que c’est le temps de faire le party parce qu’il n’y a pas d’école, pas de travail, pas rien.

Cassandra Chamberland

Pour Michael Swaine, ces cas relèvent plutôt de l’anecdote que de la norme.

Moi je dirais que pour la plupart, les personnes comprennent que c’est une situation qu’on doit respecter, soutient le jeune homme de 21 ans.

Selon lui, la grande majorité des jeunes comprennent la gravité de la situation et l’importance d’agir en accord avec les consignes des gouvernements.

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Ottawa-Gatineau

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