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Éviter la COVID-19, un impératif pour les grandes industries de la Côte-Nord

En pleine crise sanitaire, les grands employeurs de la Côte-Nord ont un intérêt particulier à éviter la propagation du virus pour maintenir la production.

Un travailleur en veste orange se tient debout dans la fosse de la mine. Au deuxième plan, on aperçoit une pelleteuse sur des blocs de roches.

Des mesures exceptionnelles ont été mises en place pour éviter la propagation de la COVID-19 à Fermont. (archives)

Photo : Radio-Canada / Marlène Joseph-Blais

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

C’est un défi de taille, car les lieux de travail rassemblent des centaines d’ouvriers dans un même lieu. Les usines, les mines et les centrales prennent les grands moyens pour éviter que le virus atteigne leurs travailleurs.

L'activité industrielle continue sur la Côte-Nord malgré les inquiétudes liées à la COVID-19. Les dirigeants d'entreprises, comme David Cataford de Champion Iron, sont toutefois sur le qui-vive.

Si nos employés présentent soit des symptômes ou des facteurs de risque, on leur demande de rester en quarantaine à la maison, explique M. Cataford qui est président-directeur général de la compagnie minière.

À Fermont, les travailleurs de la mine du Lac Bloom font du navettage pour se rendre sur le site. Minerai de fer Québec tente donc de limiter les contacts physiques entre les employés à bord de ses vols nolisés.

David Cataford avec un casque de construction. En arrière-plan, un camion lourd.

David Cataford, PDG de Champion Iron.

Photo : Radio-Canada

Une prise de température va être faite à tous les employés avant même qu'ils montent dans l'avion pour pouvoir se déplacer à Fermont, explique M. Cataford.

Une autre vérification sera faite à l'entrée de la mine pour cibler les employés qui pourraient faire de la fièvre. Un médecin a aussi été embauché en lien avec la crise.

On a aussi aussi beaucoup plus d'agents de sécurité et d'agents pour faire du nettoyage au site pour s'assurer qu'on puisse décontaminer tout ce qui est poignées de porte, rails de sécurité, indique le dirigeant d’entreprise.

Des réunions et des repas différents

Chez Hydro-Québec, la désinfection a pris de l'ampleur dans les bureaux, les centrales et sur le chantier du complexe hydroélectrique de La Romaine.

La réunion de chantier, qui est une rencontre quotidienne où les gens discutent de choses et d’autres […], et bien cette rencontre se tient virtuellement, dit Francis Labbé, porte-parole de la société d’État.

Quand les travailleurs sont logés et nourris, comme c’est le cas dans certains sites éloignés d’Hydro-Québec, les défis liés à la propreté et à la distanciation sociale sont encore plus grands.

Dans les cafétérias, et c'est vrai pour [les complexes de la] Baie-James, c'est vrai pour la Côte-Nord, les gens n'ont plus le concept de buffet. […] Ça, c'est terminé, parce que maintenant les assiettes sont préparées. Les gens les prennent et vont s'asseoir. Et quand ils vont s'asseoir, ils doivent être à bonne distance des autres, explique M. Labbé.

Les heures de repas et la configuration de la cafétéria ont également été modifiées chez Champion Iron pour éviter les attroupements à la cafétéria.

Stratégie similaire chez Alcoa, à Baie-Comeau, où l’on maintient également la production et où personne n'a été mis à pied.

L'entreprise a mis en place un plan pour lutter contre la propagation du virus. Il comprend des protocoles d'hygiène et de distanciation sociale. Les dirigeants ont aussi développé des procédures de travail à domicile pour le personnel, lorsque c'est possible.

Avec les informations de Marlène Joseph-Blais.

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