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La fermeture de la frontière bouleverse la vie de certains Ontariens

Contrôle au poste frontalier américain.

La frontière entre le Canada et les États-Unis sera partiellement fermée, a annoncé Justin Trudeau aujourd'hui.

Photo : Associated Press / Elaine Thompson

Radio-Canada

Le Canada et les États-Unis ont conclu une entente pour limiter les passages entre les deux pays, afin de contenir la propagation de la COVID-19. Les échanges commerciaux vont toutefois être maintenus. Cette décision n'est pas sans conséquence pour ceux qui travaillent d'un côté ou de l'autre de la frontière.

Pour Lauren Hedges, une habitante de Windsor, la fermeture de la frontière ne signifie pas seulement une perte de revenus.

Son conjoint est américain et vit en banlieue de Détroit. Il ont l’habitude de se retrouver environ quatre fois par semaine, depuis quatre ans.

Lui et moi traversons la frontière si souvent que ça fait partie de notre vie de tous les jours. On ne s'en rend même plus compte, précise-t-elle.

Elle trouve la situation éprouvante parce qu’on a tous envie d’être auprès de nos proches dans les moments difficiles.

Nous nous sommes vus il y a 10 jours. Maintenant que la frontière est fermée, nous ne pourrons plus nous voir. Mais, vous savez., c’est plus sûr pour tout le monde comme ça, confie-t-elle, émue.

Pour elle, cette fermeture signifie aussi une baisse de ses revenus.

En tant que photographe à temps partiel, elle traverse fréquemment la frontière afin de photographier des événements pour le compte d’organisations médiatiques basées à Windsor.

Beaucoup des événements auxquels je participais avaient cessé pour des raisons évidentes, mais maintenant que la frontière est fermée, il y aura manifestement un ralentissement de mes activités, confie-t-elle.

Adapter ses habitudes de travail

C’est un grand changement, sans beaucoup d’avertissement, note Towela Okwudire, une résidente de Windsor qui travaille dans une école de la région de Détroit. 

Depuis quelques semaines, elle doit travailler à distance avec ses élèves, ce qui met beaucoup de pression sur ses épaules. Elle estime que son équipe n’est pas suffisamment prête à donner des cours en ligne.

Des mesures essentielles

La fermeture de la frontière n’a pas surpris le maire de Sarnia, Mike Bradley. C’est pour lui la suite logique des mesures pour lutter contre la propagation de la COVID-19.

Il estime que l’essentiel, c’est que les marchandises puissent continuer de circuler entre les deux pays.

C’est très important pour l’économie des deux pays de maintenir ouverte la chaîne d’approvisionnement pour les gens qui ont besoin de ces produits des deux côtés de la frontière, dit-il.

Oui, il va y avoir des inconvénients pour ceux qui aiment faire des allers-retours, mais c’est le prix à payer pour passer à travers cette crise.

Une citation de :Mike Bradley, maire de Sarnia

Certains travailleurs, comme les infirmières et les chauffeurs de camion qui transportent des marchandises essentielles, pourront continuer à franchir la frontière.

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