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Contrevenir aux ordres du confinement peut coûter cher en Europe

Des policiers français contrôlent les cyclistes devant l'Arc de triomphe à Paris.

Des policiers français contrôlent les cyclistes devant l'Arc de triomphe à Paris, le 18 mars, au deuxième jour de confinement imposé par le gouvernement.

Photo : Reuters / Benoit Tessier

Radio-Canada

Plusieurs pays, dont la France, sont prêts à sévir en mettant à l’amende ceux qui contreviennent aux ordres de confinement décidé par les autorités pour lutter contre la propagation de la COVID-19. D’autres menacent carrément d'infliger des peines de prison.

Le ministre français de l’Intérieur, Christophe Castaner, a annoncé mercredi soir que les infractions aux règles de confinement ont conduit les forces de l’ordre à donner plus de 4000 amendes.

À Paris, 518 amendes allant de 38 à 135 euros (de 60 $ à 213 $) ont déjà été remises depuis mardi, a annoncé la préfecture de police de Paris.

Cela va des déplacements non justifiés au maintien de commerces non essentiels, a précisé la même source qui fait état de 10 000 contrôles effectués.

Face à l'irresponsabilité, la fermeté sera de mise.

Préfecture de police de Paris

Le montant des amendes est semblable à celui fixé en Italie et en Espagne. Il pourrait atteindre 375 euros (590 $) en cas de récidive.

Consultez notre dossier en ligne sur la COVID-19 : Tout sur la pandémie

En Grèce, où tout rassemblement de plus de 10 personnes est interdit, une amende de 1000 euros (1575 $) sera remise à partir de jeudi à chaque membre du groupe qui viole la nouvelle règle.

Il en coûtera au moins 20 000 couronnes norvégiennes (2566 $) en Norvège, signale le magazine économique américain Forbes.

Les personnes qui enfreignent les règles de quarantaine ou d'isolement à domicile risquent également une peine de 15 jours de prison.

Toute personne surprise dans une cabane de campagne en dehors de sa municipalité d'origine risque aussi une amende de 15 000 couronnes norvégiennes (plus de 1900 $) ou 10 jours de prison.

Les personnes qui organiseraient un événement culturel ou sportif malgré les restrictions annoncées s'exposent, elles aussi, à une lourde amende.

Un policier et un militaire portant des masques contrôlent une conductrice.

Policiers et militaires à Tirana, en Albanie, vérifient régulièrement si des personnes ont voyagé récemment dans les zones touchées par la COVID-19.

Photo : Getty Images / GENT SHKULLAKU

En Albanie, où une loi d’urgence a été adoptée dimanche dernier. Le premier ministre Edi Rama a menacé de lourdes amendes les contrevenants en évoquant une situation de guerre.

Les rassemblements sociaux, culturels ou politiques, dans des espaces fermés ou en plein air, sont interdits, et les contrevenants peuvent se voir imposer une amende allant jusqu'à 5 millions de leks (plus de 62 000 $), précise le site BalkanInsight.

Les chaînes de télévision n'ont pas le droit de faire participer plus de deux personnes à leurs émissions dans la même pièce et seront condamnées à une amende de 1 million de leks (plus de 13 000 $) pour toute infraction.

Par ailleurs, les hôpitaux privés qui refusent de contribuer à la lutte contre le coronavirus se verront aussi infliger une amende pouvant aller jusqu'à 5 millions de leks (plus de 62 000 $).

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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