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COVID-19 : vivre le congé d’hiver « prolongé » en tant que parent

Deux jeunes sont dans un fort de neige.

Pour plusieurs familles, jouer dehors et confinement font bon ménage.

Photo : Courtoisie Valérie Charbonneau

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Pour plusieurs parents, l’ajout de deux semaines au congé d’'hiver en raison de la COVID-19 amène son lot de défis.

Comment un parent doit-il aborder la COVID-19 avec prudence, sans pour autant infliger un stress inutile à ses enfants?Doit-on faire les classes soi-même ou laisser simplement ses plus jeunes profiter du soleil?

Radio-Canada a récolté les témoignages de trois familles ontariennes.


Nathalie Nadon pose dans sa maison.

Nathalie Nadon fait partie du trio vocal franco-ontarien Les Chiclettes.

Photo : Courtoisie Nathalie Nadon

Quand j’ai su qu’on allait avoir trois semaines de congé avec les enfants, je me suis dit houlala! Mais je n’ai pas trop paniqué sur le coup; je n’ai qu’un enfant et je passe beaucoup de temps à la maison, car je suis travailleuse autonome.

Je n’avais pas de voyage à annuler ou de grande déception à laquelle faire face. Avoir Émile, mon garçon de six ans, me stresse bien moins que ma situation financière précaire; je n’ai pas d’assurance salaire, et donc, je n’ai pas de paye si je ne travaille pas.

Deux jeunes sont dans une cabane en carton.

Émile et son ami ont profité du congé d’hiver pour se construire un fort.

Photo : Courtoisie Nathalie Nadon

Sinon, on profite du temps qu’on a. Émile et moi, on joue dehors, on joue à l’intérieur, on regarde un peu la télévision, on fait beaucoup de bricolage et on est patients. Par-dessus tout, j’essaie de ne pas trop regarder les réseaux sociaux!

J’avoue que la semaine prochaine, quand je serai de retour à Toronto, je vais faire une heure d’école par jour avec Émile. Je pense que c’est important de maintenir une routine dans l’espèce de chaos qu’est la vie en ce moment.


Mélissa Hall devant une fenêtre de sa maison.

Mélissa Hall remarque que, malgré l’absence de cas confirmés à Timmins, certains produits sont en pénurie dans la région.

Photo : Courtoisie Mélissa Hall

La situation actuelle nous permet de passer un peu plus de temps à la maison. On essaie dans la mesure du possible d’éviter de sortir, sauf quand on a besoin de choses à l’épicerie.

Mes gars font encore des activités à l’extérieur. Ils ont joué au hockey avec leurs amis, ils ont fait du ski alpin, des activités où le nombre de personnes est limité. De mon côté, j’ai entrepris un petit projet de casse-tête, histoire de faire ça tranquillement et de me reposer.

Un groupe d’enfants en bordure d’une patinoire.

Le congé d’hiver est l’occasion pour les enfants de Mélissa Hall et leurs amis de jouer au hockey.

Photo : Courtoisie Mélissa Hall

On essaie de prendre ça un jour à la fois. Heureusement, à Timmins, on n’a pas encore de cas confirmé. L’idée est donc de ne pas paniquer et de montrer à nos enfants qu’il faut être patient et voir ce qui va arriver, sans pour autant se cacher l'importance de la situation.


Valérie Charbonneau construit un fort de neige avec ses enfants.

Valérie Charbonneau vit à Timmins.

Photo : Courtoisie Valérie Charbonneau

On a construit un fort durant les vacances forcées! On s’amuse, on prend du soleil. La semaine de relâche, il faut en profiter. Et les deux semaines suivantes, nous prendrons encore plus de temps en famille dans notre cour, puisqu'on est restreints pour nos sorties!

À partir de la semaine prochaine, les enfants devront recommencer à s’instruire avec de petits jeux éducatifs; ils devront faire des exercices de mathématiques et lire pour éviter de trop jouer aux jeux vidéo.

Il faut qu’on soit prêts à retourner à notre vie normale quand le temps viendra. En attendant, on espère que toutes les familles de l'Ontario profiteront de ce temps pour se rassembler, bâtir des forts de neige et sourire!

Un des enfants de Valérie Charbonneau dans son fort de neige.

Le fort de la famille Charbonneau est déneigé chaque jour.

Photo : Courtoisie Valérie Charbonneau

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