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Étudiants étrangers et travailleurs temporaires pourront finalement revenir au Canada

L'aéroport Pierre-Elliott Trudeau à Montréal.

Initialement, le gouvernement Trudeau avait fermé les frontières, à partir de ce mercredi midi, à toutes les personnes n'étant ni résidentes permanentes ni citoyennes canadiennes.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Les étudiants internationaux et les travailleurs ayant déjà un visa vont avoir l'autorisation de remettre les pieds au Canada, leur pays de résidence, vient d'annoncer Bill Blair, le ministre de la Sécurité publique.

Cette mesure vise aussi les travailleurs agricoles.

Ces résidents temporaires devront néanmoins observer une période d'isolement de 14 jours, comme cela est imposé à toute personne, canadienne ou non, revenant de l'étranger.

Les modalités n'ont cependant pas été annoncées pour le moment et on ne sait pas si cette directive a déjà été transmise aux compagnies aériennes, qui ont le pouvoir d'accepter ou de refuser l'embarquement.

Cette décision était espérée par de nombreux étudiants internationaux et travailleurs vivant au Canada depuis parfois plusieurs années, qui avaient récemment quitté le pays pour, par exemple, des vacances au soleil ou pour rejoindre leur famille en Europe.

Des personnes désespérées

Depuis l'annonce, lundi, de la fermeture des frontières canadiennes, Radio-Canada a reçu de multiples témoignages de personnes désespérées cherchant à rentrer au pays avant l'heure limite fixée par Justin Trudeau.

Selon la directive détaillée par le premier ministre, l'accès aux frontières canadiennes devait être limité, à partir de ce mercredi midi, seulement aux résidents permanents et aux citoyens canadiens.

Une Française qui vit à Montréal depuis plus de deux ans, en vacances actuellement en Martinique, a confié à Radio-Canada s'être vu refuser l'accès à un avion d'Air Transat mercredi après-midi.

On m’a refusé l’embarquement car je ne suis pas résidente permanente. Pourtant, j’ai tout essayé depuis lundi, a confié Énora Rivière, au téléphone, quelques minutes après avoir essuyé cet échec.

Cette dernière avait tenté, en vain, de rentrer plus tôt, mais elle n'a pu obtenir un billet.

Après avoir pris connaissance des propos de Bill Blair, l'étudiante au doctorat à l'UQAM se montre soulagée.

C'est une excellente nouvelle. Je voulais rentrer chez moi. Le Canada, c'est chez moi.

Énora Rivière, une Française vivant à Montréal, actuellement en Martinique

L'avocat en immigration Maxime Lapointe avait lui aussi eu plusieurs appels de Français, Suisses ou encore Belges coincés à l'extérieur du Canada.

Si vous avez un emploi qui vous attend, des liens d'attache au Canada, un loyer à payer, une maison à entretenir, ça va de soit qu'il faut vraiment les laisser entrer, avait-il indiqué, avant la décision prise par le gouvernement Trudeau.

Des exceptions à cette fermeture des frontières canadiennes étaient déjà prévues pour les diplomates, membres d'équipages des avions ou encore aux membres de la famille immédiate de Canadiens.

Les citoyens américains, dans un premier temps exemptés par ces mesures, sont désormais eux aussi interdits sur le sol canadien, puisque Justin Trudeau et Donald Trump ont convenu d’une fermeture partielle de la frontière canado-américaine.

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