•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le Congrès américain adopte un plan d'aide de 100 milliards

En conférence de presse mercredi, le président des États-Unis, Donald Trump, a affirmé que le pays était en « guerre contre le virus ».

Le président des États-Unis a affirmé que le pays était en « guerre contre le virus ».

Photo : Reuters / Lucas Jackson

Radio-Canada

Le Congrès américain a adopté mercredi un plan d'aide sociale d'environ 100 milliards de dollars, destiné aux travailleurs directement touchés par les répercussions du coronavirus.

Au même moment, les élus et la Maison-Blanche négociaient un gigantesque plan de relance économique qui pourrait aller jusqu'à 1300 milliards de dollars.

Le président américain Donald Trump soutient le texte, adopté mercredi à une écrasante majorité lors d'un vote final par le Sénat, à majorité républicaine, et devrait donc rapidement le signer pour qu'il entre en vigueur.

Le plan d'aide sociale d’environ 100 milliards de dollars est le résultat d’âpres négociations entre les démocrates, les républicains et la Maison-Blanche. Le texte avait été adopté dans la nuit de vendredi à samedi par la Chambre des représentants à majorité démocrate, par 363 voix contre 40.

Baptisé « Les familles d'abord, loi sur la réponse au coronavirus », le plan prévoit « le dépistage gratuit pour toutes personnes ayant besoin d'être testées, y compris celles qui n'ont pas d'assurance ».

Il inclut aussi un arrêt maladie d'« urgence », comprenant jusqu'à deux semaines de congé payé pour les employés à plein temps et, pour les employés à temps partiel, une période répartie sur deux semaines, équivalant au nombre d'heures travaillées d'ordinaire.

Les États-Unis n'ont pas de système de couverture universelle en santé, et des millions d'Américains ne sont pas ou sont mal assurés, tandis que tous les employés ne bénéficient pas de congés payés.

Cette loi prévoit également un accès facilité à l'assurance-emploi, ainsi qu'aux bons alimentaires, notamment pour les enfants privés d'école, et débloque des fonds fédéraux afin de financer le programme « Medicaid », couvrant la santé des Américains aux revenus les plus modestes.

Steve Mnuchin, le secrétaire au Trésor chargé des négociations avec le Congrès, a brandi devant les sénateurs républicains la menace d'un taux de chômage de 20 % si le prochain plan de relance économique de 1300 milliards de dollars n'était pas adopté pour amortir l'effet du nouveau coronavirus.

« C’est une guerre »

Plan massif pour sauver l’économie de la pandémie, contaminations par le coronavirus en forte hausse, appel à l’unité, les États-Unis ont franchi un nouveau cap mercredi avec la mobilisation de ressources exceptionnelles pour protéger la sécurité nationale.

Plus tôt en conférence de presse, Donald Trump a invoqué le « Defense Production Act », loi fédérale de nature exceptionnelle qui autorise notamment le président américain à forcer certaines entreprises à fabriquer des biens jugés essentiels pour combattre le virus.

Nous avons deux navires hôpitaux prêts à être lancés, a affirmé M. Trump, avant de préciser que des essais sur des humains avaient déjà débuté, dans l'État de Washington, afin d'évaluer l'efficacité d'un vaccin potentiel.

Dans la foulée, le président a également indiqué qu’il invoquera bientôt une autre loi permettant aux autorités américaines de refouler les migrants qui cherchent à traverser illégalement la frontière sud des États-Unis. La frontière ne sera pas fermée, a-t-il dit.

À l’instar de son homologue français, Emmanuel Macron, le locataire de la Maison-Blanche s’est lui aussi présenté comme un « président en temps de guerre » face à la pandémie due au nouveau coronavirus qu’il qualifie toujours, malgré les nombreuses critiques, de « virus chinois ».

Je me considère, d’une certaine manière, comme un président en temps de guerre. C’est une guerre que nous menons, c’est une situation très, très difficile, a-t-il déclaré.

Au moment où Washington a convenu avec le Canada de fermer leurs frontières communes aux déplacements jugés « non essentiels », les États-Unis dénombrent à ce jour un peu plus de 7300 cas de contamination par le coronavirus et 115 morts. La pandémie est qualifiée par l’OMS d’« ennemi de l’humanité ».

Tous les États du pays sont dorénavant touchés par la COVID-19 à plus ou moins grande échelle. Les experts rappellent que ce total pourrait être largement inférieur au nombre réel, en raison des problèmes de disponibilité des tests de dépistage.

Partout au pays, les mesures radicales se multiplient face à la pandémie. Dorénavant, 39 États sur 50, ainsi que la capitale Washington, ont décidé de fermer leurs écoles pour des périodes plus ou moins longues. Mais le Kansas est allé encore plus loin en devenant le premier État à fermer ses écoles, collèges et universités pour le reste de l'année scolaire. La Californie serait sur le point de prendre la même décision.

Dans la ville de New York, le nombre de cas de contamination a maintenant dépassé le millier. Le maire de la métropole, qui compte 8,6 millions d’habitants, pense à mettre en place des mesures de confinement comme on l’a vu à Paris ou à Madrid.

La Municipalité est « presque sur le point » de recommander le confinement au gouverneur de l'État de New York, a déclaré le maire en entrevue sur les ondes de NBC.

De son côté, l’industrie automobile, secteur névralgique de l’économie américaine, a décidé de se mettre à l’arrêt. Les grands constructeurs Ford, GM et Fiat-Chrysler ont annoncé conjointement la fermeture de toutes les usines du pays, et ce, au moins jusqu’au 30 mars.

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, et USA Today

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !