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Le deuil au temps de la COVID-19

Plusieurs funérailles se font à huis clos ou sont tout simplement annulées.

Deux personnes se font un câlin.

Les deuils sont chamboulés par le coronavirus.

Photo : Radio-Canada

Alix Villeneuve

Lors d'un deuil, c’est là que les gros câlins sont souvent les plus chaleureux. Mais en cette période de pandémie et d’isolement social, les deuils sont plus distants. Plusieurs funérailles se font à huis clos, quand elles ne sont pas tout simplement annulées.

Au début du mois, Marie-Michelle Gauvin a perdu sa mère, Ginette Cormier, de Bertrand au Nouveau-Brunswick.

La famille a décidé de repousser les funérailles qui devaient avoir lieu samedi. Selon Mme Gauvin, c’était la meilleure chose à faire. On veut que tout le monde qui veut venir aux funérailles se sente en sécurité, explique la femme dans la vingtaine.

Avoir des funérailles au travers de ça, ce n’est pas facile.

Marie-Michelle Gauvin

On ressent le stress, tout le monde autour de nous ressent ce stress. Ce n’est pas évident, ajoute-t-elle. Mais on croit qu’on prend la bonne décision.

Pas la seule

Marie-Michelle Gauvin assume sa décision. Elle invite les autres familles qui traversent un deuil à faire de même.

On sait, souvent, dans les grandes familles, il y a des personnes âgées, il y a de jeunes enfants. On est tous affectés, souligne-t-elle.

Fleurs jaunes sur une pierre tombale enneigée.

La famille a préféré repousser les funérailles à une date indéterminée.

Photo : iStock / Laks-Art

Elle n’est pas la seule dans cette situation. Plusieurs familles font le choix de reporter leurs funérailles à plus tard, explique Gérard Brideau, directeur général de la Coopérative funéraire La Colombe.

En tant que directeur de salon funéraire, c'est même ce qu’il propose. Si c’est un embaumement, on peut préserver des corps pour une semaine ou deux. [...] Et lorsque c'est des cendres, on peut les garder pour toujours.

Il remarque que plusieurs familles comprennent la situation. Des funérailles, c’est toujours des grosses foules, dit-il. Certaines vont alors préférer des cérémonies à petite échelle, avec les proches seulement.

Ça nous fait quelque chose que les familles ne puissent pas vivre leur deuil comme d’habitude, se désole M. Brideau.

Des gens touchent un petit cercueil lors de funérailles.

Un homme et une femme posent la main sur un cercueil.

Photo : iStock

Et à propos des câlins? C’est dans nos habitudes, quand on veut réconforter une personne, on les prend dans nos bras, explique Gérard Brideau. Souvent, c’est très important, les contacts physiques.

On se donne un bon "hug" pour leur montrer qu’on est toujours avec eux autres.

Gérard Brideau, directeur général de la Coopérative funéraire la Colombe.

La famille de Marie-Michelle ne pourra peut-être pas recevoir en personne les condoléances de tous les amis de la famille, mais dans la famille immédiate, ils ne se sont pas empêchés de se donner les câlins qu'il faut pour traverser cette épreuve.

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