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COVID-19 : 475 morts en 24 heures en Italie

Le reportage de Sébastien Desrosiers

Photo : The Associated Press / Francisco Ubilla

Radio-Canada

La pandémie de coronavirus a tué 475 personnes en Italie dans les dernières 24 heures, le pire bilan enregistré dans un seul pays en une journée, a annoncé mercredi la protection civile. Le nombre de personnes tuées par la COVID-19, qui atteint près de 8700 dans le monde entier, est désormais plus élevé en Europe qu’en Asie, où l’épidémie a vu le jour.

Près de 3000 personnes ont perdu la vie en Italie à cause du coronavirus, un bilan très proche de celui de la Chine (plus de 3200 morts) où il est né. Les services sanitaires italiens ont enregistré 4207 nouveaux cas dans les dernières 24 heures, un chiffre là encore jamais atteint auparavant.

Mercredi, les autorités sanitaires recensaient près de 3900 décès en sol européen contre près de 3400 en Asie. Avec un nombre de cas déclarés qui frôle les 80 000 au cours des dernières 24 heures, l’Europe est actuellement le continent où la maladie progresse le plus rapidement. C’est désormais en Espagne qu’on déclare le plus de cas de COVID-19 soit 13 700 et près de 600 morts.

Une enquête a été ouverte mercredi sur une maison de retraite de la capitale espagnole, où la COVID-19 aurait fait plusieurs morts. Le parquet a précisé qu’il répondait à une plainte déposée par [l'association] Défenseur des patients qui se fait l'écho de différentes informations de médias, rapportant la mort d'au moins 19 personnes dans la résidence Monte Hermoso. Au moins 15 décès ont été confirmés dans cette résidence de la région de Castille dans le centre du pays.

En France, on dénombre 264 morts et au moins 9134 cas confirmés.

Plus de 200 000 cas d'infection au coronavirus ont été dénombrés jusqu’ici dans le monde.

À Berlin, la chancelière Angela Merkel a livré un discours d’encouragement à ses concitoyens, les exhortant à s’unir pour relever ce défi historique.

La lutte contre le nouveau coronavirus constitue le plus grand défi qu'ait connu l'Allemagne depuis la Seconde Guerre mondiale.

Angela Merkel, chancelière de l’Allemagne

Les autorités allemandes qui rapportent actuellement près de 12 000 cas de coronavirus confirmés sur leur territoire font état de 28 morts liés à la maladie, un score somme toute respectable par rapport à ses voisins espagnols et italiens où les morts se comptent désormais par centaines chaque jour.

Le Portugal se préparait quant à lui mercredi à déclarer l'état d'urgence qui permet au gouvernement de restreindre les déplacements pour freiner la progression de la pandémie.

Au Moyen-Orient, l'Iran a annoncé mercredi 147 décès supplémentaires, un nouveau record dans ce pays parmi les plus touchés par la pandémie, qui compte désormais 1135 morts au total.

Des centaines de millions de personnes sont forcées de demeurer à la maison, ne pouvant plus se rendre au travail, pratiquer leurs activités quotidiennes ou envoyer les enfants à l’école. Ils sont plus de 850 millions actuellement en congé forcé, soit la moitié des écoliers et étudiants dans le monde, selon l’UNESCO.

En Europe comme en Asie et maintenant en Amérique, les rues des grandes métropoles du monde sont désertées, alors que la majorité des commerces et des bureaux jugés non essentiels sont fermés.

L’Organisation internationale du travail anticipe la perte de plus de 25 millions d’emplois dans le monde.

Des clients attendent devant des rideaux de plastique.

Les comptoirs de ce bureau de poste d'Erding, en Allemagne, sont recouverts de plastique pour protéger le personnel et les clients.

Photo : Getty Images / Alexander Hassenstein

La Chine émerge de son confinement

Pendant ce temps, en Chine, la population recommence à vaquer lentement à ses occupations quotidiennes après une période d’isolement de deux mois.

Mercredi, le nombre de nouveaux cas de coronavirus déclarés dans le pays qui a vu naître la pandémie était très faible.

Un homme marche dans la rue avec son bébé sur les épaules.

Les Chinois ont recommencé à sortir de chez eux ces derniers jours alors que le nombre de cas de contamination est en chute libre.

Photo : The Associated Press / Andy Wong

Hors de la province du Hubei, berceau de la COVID-19, les commerces, fermés depuis des semaines, rouvrent progressivement leurs portes et les gens se réapproprient lentement les rues et les places publiques.

En dépit d’un flot de mesures fiscales, monétaires et de l’injection de sommes colossales par les gouvernements dans le système économique mondial, la majorité des indicateurs boursiers demeurent à la baisse au lendemain d’un fragile rebond.

Avec les informations de Agence France-Presse

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