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  • Déficience intellectuelle : l’importance de l’intégration par le travail

    Une jeune femme atteinte de trisomie 21 fait du jardinage.

    L'intégration au travail, une source de fierté pour les personnes atteinte de déficience intellectuelle.

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    Du 15 au 21 mars a lieu la Semaine québécoise de la déficience intellectuelle. Une semaine de sensibilisation à l’inclusion des personnes présentant une déficience intellectuelle. Nos journalistes sont allés à la rencontre de travailleurs et de stagiaires vivant avec une différence.

    Selon la Société québécoise de la déficience intellectuelle (SQDI), entre 1 % et 3 % de la population serait touchée par la déficience intellectuelle. « Il importe de ne pas confondre la déficience intellectuelle, qui est un état, avec un problème de santé mentale, qui est une maladie. »

    Atteindre l’autonomie par le travail

    Au Téléjournal du 10 septembre 1986, Julie Miville-Dechêne présente un reportage sur Johanne Lacroix, une femme ayant une déficience intellectuelle qui a réussi à intégrer le marché du travail et qui est maintenant autonome.

    Montréal ce soir, 10 septembre 1986

    Elle a trouvé du travail subventionné par le gouvernement à la résidence Sainte-Maxime pour personnes âgées. La journaliste mentionne que les débuts de cette employée différente n’ont pas toujours été faciles. 

    La patience et l’aide de sa patronne ont contribué à lui donner confiance en elle. À 38 ans, après des années d’isolement et de dépendance, elle peut maintenant s’épanouir au sein d’un milieu compréhensif. Des travailleurs sociaux sont aussi présents pour la soutenir.

    Il y a encore beaucoup de préjugés de la part des employeurs. Il y a des restrictions au niveau des syndicats qui sont réticents à l’intégration des personnes.

    France Duquette-Fabio, centre d’intégration socio-professionnel de Laval en 1986

    Sensibiliser les employeurs

    Dans les années 1980, des programmes de sensibilisation sont mis sur pied au Québec pour tenter de convaincre les employeurs d’embaucher une personne avec une déficience intellectuelle.

    La journaliste Ruth Loiselle présente un reportage au sujet d’un projet de sensibilisation au Ce soir du 6 juin 1986.

    Ce soir, 6 juin 1986

    Même si des ateliers sont donnés aux gens présentant une déficience intellectuelle, cela ne leur assure pas une place sur le marché du travail. Encore faut-il abattre la barrière des idées préconçues.

    C’est ce qu’a courageusement demandé Jocelyne Moses, une bénéficiaire d’un programme d’ateliers d’apprentissage, aux employeurs présents à la rencontre de sensibilisation.

    Je vous demande de faire confiance aux personnes handicapées, nous sommes capables de travailler. Moi j’aimerais avancer plus dans la vie pour avoir un vrai job.

    Jocelyne Moses, bénéficiaire en 1986

    Certains employeurs sont par ailleurs déjà vendus à l’idée. Pour Michel Dufour de l’entreprise Busrel, nous pouvons même qualifier les gens qui ont une déficience intellectuelle d’employés modèles.

    Ce sont des gens qui ont du cœur et qui ont aussi le cœur à l’ouvrage. Ils vont être motivés à travailler et à tenir leur emploi davantage parce qu’ils en ont été privés longtemps.

    Lise Chevrier Doucet, projet de sensibilisation des employeurs, 1986

    Le jardinage pour socialiser et apprendre

    Le 4 décembre 2005, la journaliste de La semaine verte Julie Larouche présente un reportage sur une serre bien particulière d’Alma au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

    La semaine verte, 4 décembre 2005

    Les Serres CEDAP recevaient des stagiaires ayant une déficience intellectuelle afin de les préparer pour le milieu du travail.

    Les 25 stagiaires présentent tous une déficience intellectuelle. « Ensemble, ils apprennent à faire pousser des tomates, des concombres et des fleurs. »

    Dans le reportage présenté à La semaine verte, la joie des stagiaires est palpable.  

    Les gens arrivent toujours de bonne humeur, heureux de venir travailler, alors ça déteint sur nous aussi. On rentre toujours avec le sourire aussi. On est très heureux de travailler ici.

    Hélène Nepton, éducatrice CEDAP en 2005

    Les serres CEDAP ont été un modèle d’intégration des personnes présentant une déficience intellectuelle durant plus de 35 ans dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Un contexte budgétaire déficitaire leur a malheureusement été fatal et l’organisme a dû fermer ses portes en 2015.

    Selon une étude publiée en janvier 2019 par des chercheurs de l'Université du Québec à Rimouski (l’UQTR), seulement 27 % des Québécois qui présentent une déficience intellectuelle ont accès à un emploi.

    Les problèmes d’intégration seraient liés au manque de flexibilité des employeurs, à la rigidité des programmes gouvernementaux, au manque de concertation et aux professionnels déjà surchargés.

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