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Andrew Parsons.

Le ministre de la Justice de Terre-Neuve-et-Labrador, Andrew Parsons, songe à libérer certains prisonniers en raison de la pandémie.

Photo : CBC / Mark Quinn

Radio-Canada

Le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador songe à libérer temporairement des prisonniers de ses établissements carcéraux.

Le ministre provincial de la Justice, Andrew Parsons, confirme que son ministère et des fonctionnaires des services correctionnels sont en discussion sur les mesures à prendre pour réduire les risques de propagation de la COVID-19 dans les prisons provinciales.

Nous pourrions considérer la possibilité d’octroyer des mises en liberté temporaires pour certains individus, a indiqué M. Parsons à CBC mercredi.

L'idée plaît à Bob Buckingham, un avocat de la défense connu à Terre-Neuve-et-Labrador.

Il réclame que la province libère autant de détenus que possible pour éviter une vague de cas de coronavirus dans les prisons.

Consultez notre dossier : Tout sur la COVID-19 en Atlantique

Les prisons sont essentiellement des boîtes de Petri pour la propagation du virus. Dès qu’un prisonnier va contracter le virus, ça va se propager comme un feu de paille.

Bob Buckingham, avocat

L’avocat fait partie d'un regroupement de plusieurs militants d'à travers le monde qui fait pression sur les gouvernements afin qu'ils mettent en place des mesures pour éviter que les prisonniers ne soient victimes de la pandémie.

Un vieil édifice de forme cubique de quatre étages et entouré d'un mur surmonté de barbelés.

La prison provinciale Her Majesty's Penitentiary, à Saint-Jean (T.-N.-L.)

Photo : CBC

Bob Buckingham estime qu’environ la moitié des détenus à Terre-Neuve-et-Labrador attendent leur procès et qu'ils n’ont pas encore été reconnus coupables des accusations portées contre eux.

Il faut adopter une approche plus humaine à leur égard, et la stratégie [pour limiter la contagion] devrait inclure les détenus, soutient-il.

Il rappelle d'ailleurs qu'une telle libération temporaire servira non seulement à protéger les détenus, mais aussi les travailleurs des établissements carcéraux.

Pas une solution simple

Le ministre Parsons encourage les détenus admissibles à faire une demande de libération sous caution.

Toute personne détenue plus de 90 jours a automatiquement droit à une révision de l'ordonnance de détention.

Le ministère de la Justice a réduit considérablement les travaux de la cour provinciale jusqu’au 22 mai, mais les audiences sur la libération sous caution et la révision de la libération sous caution se poursuivent.

M. Buckingham souligne que le contexte de la pandémie et de la possibilité d’une contagion dans les prisons provinciales devra être considéré lors des audiences.

Le ministre Parsons met toutefois quelques bémols.

Il soutient que les détenus qui seraient mis en liberté sous caution n’auraient pas tous un endroit où loger en quittant la prison. Il soulève aussi que plusieurs finiraient par dépendre de différents ministères provinciaux pour trouver un hébergement et un emploi.

D'autres se retrouveraient dans des refuges d’urgence avant de trouver un logement plus stable, évoque M. Parsons. Il explique que la province veut éviter autant que possible de surcharger les refuges.

Ce n’est pas du tout simple, observe le ministre de la Justice. Il y a déjà énormément de pression sur notre système.

L'avocat Bob Buckingham soutient que la province doit agir rapidement et que les responsables des services de logement, de justice, ainsi que les autorités municipales doivent collaborer afin de régler la situation.

D'après les informations de CBC

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