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Ottawa permettra aux travailleurs saisonniers d’entrer au Canada

Maynor Calca Ejcalon est dans la serre et arrose des plantes aux Vallons maraîchers de Compton.

Un travailleur étranger arrose des plantes dans une ferme de Compton.

Photo : Radio-Canada / Emilie Richard

L’Union des producteurs agricoles (UPA) se réjouit de la décision du ministre fédéral de la Sécurité publique, Bill Blair, d’autoriser les travailleurs étrangers temporaires à entrer au Canada pour assurer la production maraîchère.

Selon les directives du ministre Blair, les étudiants étrangers, les étrangers détenteurs d’un visa de travail et les travailleurs étrangers temporaires pourront entrer au Canada, malgré la fermeture des frontières dans la mesure où ils devront se soumettre à une période d’isolement de 14 jours.

Le gouvernement canadien a pris la bonne décision, explique le PDG de l’UPA, Marcel Groleau dans un communiqué.

Empêcher la venue de ces travailleurs aurait entraîné des conséquences désastreuses sur le secteur agricole, plus particulièrement horticole (fruits, légumes, etc.), mais surtout sur le coût du panier d’épicerie des Canadiens et des Canadiennes, poursuit-il.

Plus tôt mercredi matin, l’UPA avait tiré la sonnette d’alarme en rappelant à Ottawa et à Québec que sans l’apport essentiel de ces milliers de travailleurs étrangers, il n’y aurait tout simplement pas de production agricole cette saison dans des milliers de fermes du Québec et du Canada.

C’est pourquoi l’UPA réclamait des aménagements urgents dans la politique fédérale de lutte contre la pandémie de coronavirus pour permettre aux travailleurs étrangers temporaires d’entrer au Canada.

Plus de 40 000 de ces travailleurs originaires du Mexique, du Guatemala et d’autres pays d’Amérique latine viennent prêter main-forte aux entreprises agricoles du pays chaque année dont plus de 16 000 seulement au Québec.

La sécurité alimentaire du pays qui serait en jeu en nous faisant dépendre davantage des importations à un moment où chaque pays sera dans une situation critique pour assurer lui-même sa production agricole.

Marcel Groleau, PDG de l'Union des producteurs agricoles du Québec

Une telle situation aurait également pour effet de faire exploser le prix du panier d'alimentation au Canada en raison d'une rareté soudaine des produits frais habituellement cultivés ici.

Selon l'UPA, les produits horticoles (fruits, légumes, etc.) représentent environ 17 % du panier d’épicerie des Québécois, soit un marché de plus de 5 milliards de dollars par année.

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