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L'Université d’Ottawa demande aux étudiants de quitter les résidences universitaires

Des jeunes qui emportent leurs effets personnels sur des chariots.

Les étudiants de l'Université d'Ottawa doivent quitter les résidences universitaires.

Photo : Radio-Canada / Jean Delisle

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L’Université d’Ottawa prend une mesure supplémentaire pour tenter d'aplatir la courbe de contamination de la COVID-19. Elle demande aux étudiants demeurant dans une résidence de l’Université de libérer leur logement le plus tôt possible.

Dans un communiqué, l’Université d’Ottawa évoque une décision difficile et drastique qui n’a pas été prise à la légère.

Tous les étudiants vivant en résidence devront avoir libéré leur logement avant le dimanche 22 mars à 16 h, afin de protéger nos étudiants, ainsi que les membres les plus vulnérables de la communauté d’Ottawa, peut-on lire dans le communiqué.

Des exceptions pour certains étudiants

L’Université d’Ottawa prévoit toutefois certaines exceptions. La mesure ne s’applique pas aux étudiants internationaux ni à ceux qui présentent des conditions particulières. Les circonstances exceptionnelles seront prises en compte.

Les étudiants concernés doivent toutefois contacter l’Université pour l’informer et doivent continuer à respecter les mesures de distanciation sociale.

Le dilemme des étudiants internationaux

Les étudiants qui viennent d’autres pays ne devront donc pas libérer leurs logements dans les mêmes délais. Il faut dire que certains d’entre eux hésitent à quitter Ottawa.

C’est le cas de Quentin Reinhart, un Français qui étudie les communications à l’Université d’Ottawa. Il a fait part de ses inquiétudes au TJ Ottawa-Gatineau mardi.

« C’est un dilemme : il faut choisir entre rejoindre ses proches ou rester à Ottawa et être moins affecté par le virus. »

— Une citation de  Quentin Reinhart, étudiant français à l'Université d'Ottawa

M. Reinhart est originaire d’Alsace, une région particulièrement touchée par l’épidémie de coronavirus. Et depuis hier, la France est passée en confinement obligatoire.

On a près de 1500 cas en Alsace, une région considérablement plus petite que le Québec. (...) Mes parents veulent me voir, mais en même temps ils n’ont pas envie que je m’expose davantage à la COVID-19 et que je passe par l’aéroport Charles de Gaulle à Paris, qui est lui aussi dans un état assez préoccupant, a indiqué Quentin Reinhart.

En tant que résident temporaire, le Français ne sait pas non plus quand il pourra revenir au Canada finir ses études s’il décide de se rendre en France.

Des boîtes sont empilées sur le trottoir.

Des étudiants transportent des boîtes : ils doivent quitter leur résidence universitaire.

Photo : Radio-Canada / Jérôme Bergeron

Et à l’Université Carleton ?

L’Université Carleton recommande fortement aux étudiants qui le peuvent de rentrer chez eux dès que possible. Sur son site Internet, elle précise que les étudiants qui quitteront leur chambre universitaire avant dimanche à 16 h recevront un remboursement au prorata des frais de loyer et de repas.

Toujours dans le but d’éviter la propagation du virus, l’Université d’Ottawa et l’Université Carleton proposent leurs cours en ligne à partir de ce mercredi.

Du côté de l'UQO, aucune fermeture des résidences universitaires n’est prévue.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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