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Fermer ou rester ouvert? Les salons de coiffure laissés à eux-mêmes

Un salon de coiffure vide.

Le salon de beauté Parikart à Lévis ferme ses portes pour limiter la propagation de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

Sans directive claire de la part du gouvernement, des salons de coiffure de la région de Québec ont décidé de fermer boutique pour ralentir la propagation de la COVID-19. D’autres hésitent encore, par crainte de ne pas être dédommagés de leurs pertes financières.

Se considérant potentiellement comme un fort transmetteur du coronavirus, le salon Parikart a décidé de fermer ses deux boutiques de Lévis pour une durée indéterminée.

On sentait beaucoup d’insécurité de nos employés. On est un fort transmetteur. On passe environ 300 à 400 clients par semaine, explique la copropriétaire Hélène Paré.

Le Salon No 1 à Québec a quant à lui décidé de rester ouvert. Cependant, aucun rendez-vous ne sera pris d’ici le mois d’avril.

Seulement les personnes qui ont des rendez-vous peuvent venir si elles ne présentent aucun symptôme de grippe et qu’elles n’ont pas été en contact potentiel avec le virus, par exemple lors d'un voyage, depuis au moins 14 jours.

Un salon de coiffure (Archives)

La décision revient aux propriétaires des salons de coiffure (Archives)

Photo : Radio-Canada / Maxime Denis

Zone grise

La coiffeuse Steena Woo-Giroux aurait préféré que Québec exige la fermeture des salons de coiffure, comme c’est le cas pour les bars et les salles d’entraînement, notamment.

Il y a des salons qui restent ouverts par crainte de ne pas recevoir de dédommagement, déplore Mme Woo-Giroux.

Si la situation prend de l’ampleur dans les prochains jours, le salon n’aura d’autres choix que de fermer, déplore-t-elle.

Le Salon La Chop a aussi laissé tomber les ciseaux pour les prochaines semaines. La propriétaire Sygie Gagné regrette d'être laissée à elle-même par rapport à cette décision.

On attendait que ce soit clairement dit, mais là on est dans une zone grise. J’ai pris la décision de fermer pour aplanir la courbe, mais ce n’est clairement pas une décision financière, affirme Mme Gagné.

Risque inévitable

La coiffeuse du Salon No 1 Steena Woo-Giroux trouve illogique que Québec n’exige pas encore la fermeture des salons de beauté et de coiffure, alors que les mesures pour limiter la propagation de la COVID-19 sont incompatibles avec sa pratique.

Une fermeture obligatoire des salons de coiffure permettrait également aux propriétaires qui ont décidé de fermer leurs portes de ne pas devoir justifier leur décision devant des clients frustrés.

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