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COVID-19 : l'inquiétude des livreurs et des facteurs

Un livreur porte plusieurs sacs.

Les livreurs craignent pour leur santé, compte tenu de la nature de leur travail, qui entraîne beaucoup de contacts.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

De nombreuses personnes travaillent de chez elles en ces temps de confinement préconisé par les autorités afin de limiter la propagation du coronavirus, mais cela ne s’applique pas aux livreurs ni aux facteurs. Certains d’entre eux disent craindre pour leur santé compte tenu de la nature de leur travail, qui présente un risque de contamination.

Ange Diezion livre du courrier. Il croise des dizaines de personnes tous les jours et touche à des enveloppes qui ont déjà été manipulées par d'autres personnes.

Avec la pandémie de coronavirus, il prend des précautions supplémentaires.

Je me lave les mains à chaque fois et je fais attention.

Ange Diezion, livreur

De retour à son véhicule, il désinfecte le volant. Il répète cette opération après chaque livraison.

Consultez notre dossier sur la COVID-19 : Tout sur la pandémie

Les facteurs aussi s'inquiètent

De nombreux employés de Postes Canada sont également inquiets. Absence de désinfectant dans les comptoirs postaux, travail à proximité d'autres employés dans les centres de tri : plusieurs d’entre eux jugent que leur employeur ne prend pas la menace assez au sérieux.

Les conditions idéales ne sont pas là. Ce n'est pas parfait, ce ne le sera pas demain matin, dit Alain Robitaille, président de la section locale de Montréal du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes.

Il estime qu'il y a place à l'amélioration, mais il reconnaît que l'employeur a tout de même mis certaines mesures en place.

Pour limiter les contacts directs, les facteurs qui livrent des colis ne seront plus tenus de faire signer les clients.

Il n'y a plus d'échange de matériel informatique, donc l'outil qui est utilisé par les facteurs pour faire signer, entre autres, ne sera plus échangé entre nos clients et nos facteurs, factrices.

Alain Robitaille, président de la section locale de Montréal, Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes

Par ailleurs, de nombreux restaurants ont décidé de fermer leur salle à manger. Cela signifie pour beaucoup de livreurs une augmentation de livraisons.

Plus les cas vont augmenter, plus je vais être inquiet, confie un livreur.

Chez St-Hubert, les livreurs ont reçu la consigne de se laver les mains et de nettoyer leur terminal de paiement à leur retour au restaurant.

On demande aux gens de pouvoir prépayer aussi. Donc quand on arrive, on a juste à donner le lunch et tout est fait, explique un autre livreur, qui estime que d'éliminer l’échange d’argent de main à main réduira les risques de contamination.

Mais ces mesures ne sont pas en vigueur dans d'autres chaînes, ce qui n’est pas pour rassurer bien des livreurs.

D'après le reportage d'Olivier Bachand

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