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COVID-19 : des minières appliquent des mesures de prévention

L'extérieur d'un bâtiment minier d'Agnico Eagle, l'hiver.

La mine LaRonde, d'Agnico Eagle (archives)

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

Les entreprises minières ont commencé à mettre en place des mesures de prévention, mais sans directive uniforme pour toute l'industrie.

Depuis le début de la crise sanitaire liée à la maladie COVID-19, les minières n’ont toutefois pas réagi à la même vitesse et les mesures n’ont pas été les mêmes partout.

Depuis la mise en place de la directive recommandant un maximum de 50 personnes dans un même endroit, les entreprises minières ont dû adapter la réalité du travail dans leurs installations respectives. Toutes les mines contactées ont d'ailleurs fait savoir qu'en cas de symptômes grippaux, l'employé devrait rester à la maison.

Depuis mardi matin, les mineurs de la mine Lamaque de Val-d'Or descendent sous terre en groupe de quatre via la rampe, en véhicule. C'est ce qu'a fait savoir la coordonnatrice aux communications, Valérie Gourde, par courriel. Les remontées en fin de quart se font par secteur afin de limiter les personnes dans la sécherie.

Mine Westwood

À la mine Westwood, il n'a pas été possible d'obtenir une entrevue, mais la direction a fait savoir par voie de communiqué que le nombre maximal de mineurs par palier de cage sera limité à 20. Le but étant d'assurer « une plus grande distance entre les employés qui doivent descendre sous terre  », peut-on lire dans la communiqué.

Le représentant syndical des Métallos, qui représente les employés de Westwood, s'est dit satisfait des mesures déployées par l'employeur.

Je suis obligé de dire que ça va bien. On n’est pas obligé de se battre contre l'employeur afin que les mesures soient mises en place. D'un côté comme de l'autre, les minières voient l'importance que le virus ne rentre pas chez eux, ça c'est certain, mentionne Harold Arsenault.

Mine LaRonde

Questionnée depuis vendredi sur le sujet, la mine LaRonde a fait connaître ses mesures de prévention mardi après-midi.

Parmi celles-ci, on dénote la suspension de toutes visites non essentielles pour les opérations de la part de visiteurs et sous-traitants. La direction de la mine a également interdit aux employés tout voyage professionnel à l’extérieur du Canada. La mine indique également vouloir miser sur le télétravail pour tous les employés qui ont la possibilité de le faire.

Questionné sur le nombre de travailleurs se retrouvant simultanément dans la cage les menant sous terre, le vice-président aux opérations de l'est du Canada d'Agnico Eagle, Daniel Paré, fait savoir que la mine songeait à réduire leur nombre, sans avancer plus de détails.

Nous serons également plus rigoureux sur l’établissement des heures de dîner afin de limiter le nombre de travailleurs présents simultanément dans les refuges, indique-t-il par courriel.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Mesures plus strictes à Young-Davidson

À la mine Young-Davidson, d’Alamos Gold, qui se situe à 60 kilomètres à l'ouest de Kirkland Lake, tout près de la frontière québéco-ontarienne, un travailleur nous a mentionné que la mine a réduit à 10 le nombre de mineurs pouvant prendre la cage en même temps.

La température est également prise à l’entrée de la guérite avec un scan, souligne-t-il, admettant qu'il considère que son employeur est bien préparé face à la crise sanitaire.

Il a également indiqué que certains employés ont été retournés à la maison après que le thermomètre ait indiqué que leur température était trop haute.

Mine Raglan

À la mine Raglan, où les employés se rendent par navettage, des mesures ont été appliquées autant dans les bureaux administratifs de Rouyn-Noranda et Laval qu'au site minier.

La direction demande entre autres à toute personne travaillant pour nous de rester à la maison en cas de malaise et de consulter un médecin et de se mettre en quarantaine si elle présente des symptômes correspondant à ceux de la COVID-19.

La minière offre également un accès direct à l'équipe médicale sur place pour le personnel qui est en recherche de conseils et de soutien.

Des réponses disponibles sur le site de la CNESST

La Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a quant à elle fait savoir qu'un fichier informatif élaboré à partir de questions du public était disponible sur son site web (Nouvelle fenêtre), notamment en ce qui concerne l'indemnisation lors de possibles quarantaines.

Le volet normes du travail est aussi présent, notamment avec ce que les employés peuvent faire ou ne pas faire et aussi ce qui concerne les indemnités. Selon la Loi, les employés peuvent aussi avoir un droit de refus de travail. On recommande à l'employé de discuter avec son employeur, mais s'il y a toujours mésentente, il peut interpeller la CNESST pour qu'un enquêteur soit dépêché sur les lieux et voir si des correctifs doivent être apportés, mentionne Nicolas Bégin, porte-parole de la CNESST.

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