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COVID-19 : cinq façons de bien gérer l'isolement à la maison

Un vieil homme étendu sur son divan prend sa température.

Voici des conseils pour bien s'adapter à un mode de vie en isolement.

Photo : Getty Images / PredragImages

Alors que l’Ontario et d’autres provinces déclenchent l’état d'urgence sanitaire et exhortent leurs citoyens à rester à la maison pour éviter de propager le virus, bon nombre de personnes se retrouvent en isolement forcé. Voici comment s’adapter à ce nouveau mode de vie.

Accepter que les changements provoquent de l’anxiété

Un homme porte ses mains à la tête.

L'isolement à la maison peut causer de l'anxiété.

Photo : iStock

Pour le psychologue clinicien Pierre Faubert, la première étape pour réduire l’anxiété et les peurs en période de confinement, c’est de regarder à l’intérieur de soi pour trouver ce qui nous fait peur.

Il affirme que plusieurs personnes qui se retrouvent face à des changements peuvent essayer de s’éloigner de ce qui les fait souffrir, ce qu’on appelle le déni.

Selon lui, en procédant à une introspection, il va alors être possible d’identifier la menace, ce qui nous fait peur, afin de pouvoir comprendre celle-ci.

Garder des points d’ancrage

Une femme s'apprête à savourer un café au lait.

Si prendre un café le matin est une routine importante, conservez-la

Photo : iStock

En ce qui a trait à la routine chamboulée par un changement d’horaire, Catherine Gareau-Blanchard, qui travaille à l'Association canadienne pour la santé mentale, note qu’il est important de tenter de conserver des actes quotidiens malgré les changements.

Elle recommande de continuer à se lever à la même heure, de s’habiller comme lors d’une journée normale et de conserver d’autres actes de routine qui sécurisent.

L’objectif, explique-t-elle, est de continuer à faire les choses qui nous font du bien et de les adapter si ces activités n’ont plus lieu.

Les activités qui nous rendent heureux, selon elle, peuvent toujours être adaptées pour être faites à la maison.

Si ce sont des cours de yoga qui vous font du bien, n’hésitez pas à l’essayer à la maison avec des vidéos YouTube, si ce sont des visites au musée, allez voir si des visites en ligne existent.

Catherine Gareau-Blanchard, intervenante psychosociale

Communiquer avec ses proches

Les mains d'une femme âgée sur un téléphone cellulaire.

Nos experts conseillent de continuer de communiquer avec ses proches, pour les aider à faire face à l'isolement.

Photo : iStock

En raison des nombreuses options qui existent, Mme Gareau-Blanchard affirme que ces jours d'isolement ouvrent l'opportunité de contacter les gens qui nous importent, que ce soit par téléphone ou avec une application d'appels par vidéo.

En plus de parler avec la famille, Pierre Faubert rappelle qu’il est important de communiquer ce qu’on ressent avec nos proches.

N’ayons pas peur de dire ce qu’on ressent.

Pierre Faubert, psychologue clinicien

Les situations de crise telles que les pandémies sont une occasion de renforcer les liens sociaux avec les gens qui sont importants pour nous, abonde Catherine Gareau-Blanchard.

Il est important de parler aux gens, mais aussi de les écouter, si on est confinés à la maison avec des êtres chers, c’est une occasion de passer du temps de qualité avec eux, explique-t-elle.

En profiter pour avancer des tâches

Des produits ménagers.

Faire le ménage de sa maison peut contribuer à réduire le stress.

Photo : iStock

Pierre Faubert estime qu’une période de confinement peut être un moment pour accomplir des tâches qui ont été laissées à l’abandon depuis un certain temps.

Se retrouver parmi ses affaires pendant plusieurs semaines offre un bon prétexte pour faire le ménage et se débarrasser de ce qui ne nous est plus utile.

Faire un don à un organisme de charité peut également être une expérience positive.

Le psychologue rappelle aussi que la période des impôts approche et que faire sa déclaration de revenus peut faire passer le temps et prévenir du stress dans le futur.

Éviter les couvertures médiatiques qui causent de l'anxiété

Des icônes représentant différentes applications de réseaux sociaux sont affichées sur l'écran d'un téléphone intelligent.

Faire le suivi de l'évolution de la COVID-19 sur un téléphone ou sur les chaînes d'info en continu toutes les heures peut causer de l'anxiété.

Photo : AFP/Getty Images / Chandan Khanna

Les deux experts sont catégoriques, suivre les informations sur la progression du virus peut être une source importante d’anxiété.

Si Pierre Faubert estime que la couverture médiatique de l’épidémie est un service important, il affirme que le réflexe de suivre la propagation du virus à travers les chaînes d’information en continu peut causer de l’anxiété.

En fin de compte, ils recommandent tous deux de s'empêcher une trop grande exposition à une couverture médiatique qui nous angoisse.

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