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Tous inégaux devant la COVID-19 : qui sont les plus fragiles?

Que montrent les premières données recueillies en Chine au début de la pandémie?

Une foule

Les cas critiques pouvant entraîner la mort représentent environ 4,7 % des personnes qui ont développé la COVID-19.

Photo : iStock

Une étude des premiers cas apparus en Chine permet de mieux cerner quels groupes de personnes sont les plus fragilisés par la COVID-19.

La maladie à coronavirus 2019 ne place pas tous les porteurs sur un pied d’égalité : elle fauche davantage les personnes âgées, et particulièrement celles qui sont fragilisées par d’autres maladies chroniques.

Il est important de rappeler que la vaste majorité des personnes infectées par le coronavirus (80,9 %) ne présentent que des symptômes légers similaires à ceux d’un rhume. Ces personnes se rétablissent par elles-mêmes.

Des symptômes plus sévères, notamment la pneumonie et l’insuffisance rénale, sont observés dans 13,8 % des cas. Ceux-ci doivent recevoir des traitements et sont pour la plupart hospitalisés.

Les cas très critiques pouvant entraîner la mort représentent environ 4,7 % des personnes qui ont développé la COVID-19. Ceux-ci doivent être hospitalisés aux soins intensifs.

Des personnes plus à risque

Aucun enfant de moins de 10 ans n’est décédé en Chine au début de la pandémie.

Pour une raison qui reste inconnue à ce jour, les enfants développent peu de symptômes lorsqu’ils sont infectés par le nouveau coronavirus. Ils ne semblent pas être un groupe à risque, explique Guy Boivin, professeur au Département de microbiologie-infectiologie et d'immunologie de la Faculté de médecine de l’Université Laval.

En fait, le taux de mortalité demeure très bas ( 0,2 %) jusqu'à 39 ans. Il augmente ensuite légèrement à chacune des décennies pour atteindre 0,4 % dans la quarantaine, 1,3 % dans la cinquantaine, puis 3,6 % dans la soixantaine. Il augmente ensuite plus significativement entre 70-79 ans (8 %). Les personnes âgées de plus de 80 ans sont les plus à risque avec un taux de mortalité de 14,8 %.

Combinaisons mortelles

Dans la première vague pandémique apparue en Chine, 74 % des porteurs n'avaient pas de maladies chroniques. Mais dans les cas où la maladie s’est avérée mortelle, la grande majorité des personnes avaient également une maladie chronique. L'hypertension arrive en tête (38,7 %), suivie des maladies cardiovasculaires (22,7 %), du diabète (19,7 %), d'une maladie respiratoire chronique (7,9 %) et d'un cancer (1,5  %).

Quand les gens ont des maladies pulmonaires ou cardiopulmonaires, ils sont plus susceptibles de développer une insuffisance respiratoire et de développer une pneumonie virale, explique le Pr Boivin.

Différences entre les sexes

Les statistiques chinoises montrent également une différence entre les deux sexes. Si les femmes et les hommes sont infectés de façon pratiquement égale, les hommes semblent en mourir davantage dans une proportion de 64 % contre 36 %.

Cette réalité pourrait s'expliquer, au moins jusqu’à un certain point, par le fait que les Chinois fument plus que les Chinoises. Une différence dans la réponse immunitaire des deux sexes pourrait aussi expliquer en partie cette différence.

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