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Une nouvelle technologie permet de mieux calculer les réserves d'eau du Grand Vancouver

Un skieur en montagne.

Les accumulations de neige sur les montagnes locales de la région de Vancouver se transforment en eau potable.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Radio-Canada

Une nouvelle technologie permet de mesurer plus précisément la quantité de neige se trouvant dans les montagnes du Grand Vancouver, une donnée essentielle pour connaître la quantité d’eau potable disponible durant les mois de sécheresse.

Pendant plus de 80 ans, les hydrologues de la région se rendaient physiquement aux sommets pour y effectuer des calculs manuels. Non seulement cette technique puise du temps et de l'énergie, raconte l’hydrologue Peter Marshall, mais la marge d’erreur peut atteindre 40 %.

Désormais, il compte sur la télédétection par laser (ou lidar) pour effectuer ses calculs, une méthode qui utilise des drones pour envoyer un signal lumineux sur la surface de la Terre.

Les signaux sont envoyés à deux reprises : l’été, lorsque les montagnes n’ont pas de neige, et l’hiver, lorsqu’elles en sont recouvertes. Comparer les résultats permet de connaître la profondeur de la surface enneigée.

Avenir incertain pour l’eau du Grand Vancouver

Bien que la télédétection par laser permette de mesurer la quantité d’eau disponible, elle ne protège pas pour autant des changements climatiques qui menacent les réserves d'eau.

Nos printemps se réchauffent beaucoup plus rapidement que le reste de l'année, ce qui signifie que la neige fond plus tôt, explique le professeur émérite de l'Université de la Colombie-Britannique, Hans Schreier.

Des fleurs dans un cerisier du West End de Vancouver à la suite d'une petite chute de neige le 12 janvier 2020. En arrière-plan, une personne avec une pelle à la main.

Les printemps sont de plus en plus chauds, observent des experts.

Photo : Radio-Canada / David Horemans

Il s’agit d’une situation précaire, selon lui, puisqu'il sera difficile de remplir nos réservoirs pendant les mois secs de l'été, lorsque les précipitations moyennes dans la région sont à leur plus bas.

Au cours des 17 à 18 dernières années, nous avons enregistré une réduction des précipitations d'environ 20 % entre mai et août, note M. Shreier.

Malgré tout, les résidents de la région métropolitaine de Vancouver consomment une quantité remarquable d’eau durant cette période, déplore pour sa part M. Marshall. Nous utilisons en moyenne environ un milliard et demi de litres d'eau par jour, dit-il.

Nous voyons beaucoup de neige dans nos montagnes locales, mais il est important de penser à plus long terme, conclut-il.

Avec les informations de Brett Soderholm

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